Violence sexuelle : à chercher des coupables l’État soupçonne tout le monde, surtout les familles.
Ces questionnaires seront déployés à partir du 2 novembre, de la grande section de maternelle à la terminale, dans les établissements publics et privés sous contrat. 5 questionnaires seront mis en place, correspondant chacun à des âges différents. Les parents seront informés en amont et pourront s’opposer à ce que leur enfant réponde à ce questionnaire, mais ils n’auront aucune place dans le dispositif.
Une inversion de la présomption d’innoncence
Il s’agit là d’une inversion majeure des normes de droit puisque les parents se trouveraient à devoir justifier qu’ils n’ont rien fait de mal et non la puissance publique à prouver qu’il y a faute. Cette évolution irait à l’encontre du principe de la présomption d’innocence.
Les parents délèguent à l’école leur autorité parentale pour que celle-ci remplisse sa mission première : apprendre à lire, écrire, compter, transmettre une culture commune et former les intelligences.
L’école peine aujourd’hui à remplir ces missions comme le confirme la baisse de niveau régulière des élèves français dans les études internationales. On lui confierait de plus un rôle qui relève de la protection de l’enfance alors que la formation du personnel de l’Éducation nationale au repérage des violences sexistes et sexuelles est à peine ébauchée. Par ailleurs, l’État n’apparait pas légitime à porter cette mission, alors que le périscolaire et l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) présentent des failles avérées.
Des questionnaires qui écartent les parents
Les Associations Familiales Catholiques (AFC) dénoncent de plus un questionnaire flou et des réponses qui pourraient être impossibles à interpréter. Ces questionnaires se terminent systématiquement par la question : « Connais-tu un adulte au sein de l’école à qui tu peux parler si quelque chose ne va pas ? » Il n’est jamais fait mention des parents, pourtant en charge de leurs enfants, instillant auprès de ceux-ci l’idée que leurs parents ne font pas partie des adultes de confiance légitimes.
Les AFC demandent que ces questionnaires soient supprimés, que les parents soient pleinement associés à tout dispositif de prévention touchant à l’intimité de leurs enfants (EVARS, questionnaires, entretiens…), et que les enseignants reçoivent au préalable une véritable formation. Elles rappellent que les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.