02/09/2026

Être épouse et mère en période de rentrée

Rentrée scolaire, inscriptions, activités… Alors que la charge mentale est à son paroxysme, comment préserver son couple dans le tourbillon de septembre et réussir à être mère et épouse ?

Lecture interdite aux maris pendant la période de rentrée !

 

Ce matin, une collègue me dit : « Tu pourrais écrire un article sur le fait de ne pas oublier de rester époux et pas que parents en période de rentrée ! »  Sur le moment, je l’ai pris pour moi – femme – uniquement et j’y ai vu une injonction de plus. Je me suis très légèrement contractée. Après le déjeuner, j’ai réalisé que j’avais peut-être reçu son intention à l’envers. Reprenons donc l’idée dans son contexte. Et ne parlons qu’entre nous… les femmes !

 

Une mère au mois de septembre

Pour une mère de famille, il y a deux mois redoutables : septembre avec ses listes scolaires qui évoluent parfois jusqu’après la semaine de rentrée, reprise des activités, des conduites, des rendez-vous médicaux, des devoirs du soir, etc. Et puis, il y a le mois de juin avec sa ribambelle de fêtes d’école, du caté, du tennis, de quartier et les cadeaux de 1ère communion, de maitresse, de nounou, des pères… sur fond d’organisation des vacances – pour les plus chanceuses – avec son tricot de trajets, de location, de détours, de sacs à dos à remplir, à vider, à laver, les lits à faire et à refaire.

Certes !

C’est le revers de cet immense bonheur d’avoir une famille, des enfants. Bonheur qu’on ne voudrait perdre pour rien au monde. C’est l’envers de notre société où même nos plus jeunes ont des emplois du temps de ministre et que beaucoup d’entre nous travaillent par choix ou par nécessité.

La mission maternelle, en septembre, occupe donc un temps immense et parfois toute la place !
Et l’on s’oublie. Et notre époux se rappelle parfois à notre bon souvenir en râlant ou en disparaissant loin du tumulte des cartables et des emplois du temps.

 

Ne pas oublier d’être épouse pour sortir la tête de l’eau

Il existe un vrai moyen pour ne pas sombrer tête baissée dans ce tourbillon matériel et organisationnel : ne pas oublier d’être épouse !

Je ne parle pas ici de la vision erronée qui a circulé dans les trente glorieuses où nous devions – en sus des enfants – ne pas oublier de chouchouter notre viril époux en concoctant son plat préféré et en veillant à rester fraîche à toute heure.

Que signifie être épouse ? C’est faire équipe avec son conjoint. Faire alliance avec celui qu’on a choisi pour avancer à deux. Que puis-je décharger de ma liste pour me sentir soutenue par mon mari ? Que puis-je lui demander comme soutien dans ce mois si dense ?

 

Soyons épouses !

Dire à son époux : « j’ai besoin que tu m’aides » … c’est arrêter de vouloir tout faire seule ou parfaitement. On peut lui demander des pauses-minute à deux : « Ce soir, pendant que je prépare le dîner, peux-tu nous servir un petit verre et me raconter deux trucs qui me distraient des livres à recouvrir ? »

Les réseaux sociaux, nos « bonnes copines » et notre fichu esprit de comparaison nous poussent à vouloir « réussir » la rentrée. Appartement nickel, enfants prêts, multiples activités… Non, c’est une poudre aux yeux !

Ce qui nous réussit, c’est l’harmonie. C’est peut-être le moment de demander à notre époux d’être le gardien de notre couple durant ces quelques semaines de marathon ?

Oserai-je lui dire que pour me sentir épouse aimée et aimante, ce serait merveilleux qu’il m’offre un compliment cette semaine ? ou qu’il me rende tel service moi qui suis sensible à ce langage de l’amour[1] ? etc. Retrouvez notre article Chéri, un soufflé pour souffler ? pour prendre le temps d’en parler autour d’un bon dîner.

Ne subissons ni les cahiers, ni la maternité, avançons ensemble en ce temps de rentrée aussi !

Ce n’est pas à nous de tout porter, de tout faire. Demandons de l’aide, perdons un peu de temps pour partager notre liste mentale, et confions notre ressenti intérieur… et puis interrogeons notre mari : et toi, en cette rentrée, oseras-tu me dire comment tu te sens ?

N’oublions pas de rire avec nos enfants, avec notre conjoint… de tout et surtout de nous-même !

 

Laetitia Guitton

 

 

[1] Cf. Les cinq langages de l’amour – Gary Chapman (services rendus, paroles valorisantes, toucher physique, cadeaux, moments de qualité)

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