13/02/2026

Rappel de laits infantiles : l’exigence de sécurité pour les nourrissons

Décès de nourrissons et rappels de laits infantiles : enjeux de sécurité, rôle des autorités et conseils pratiques aux familles pour réagir efficacement.

 

Après l’annonce par les autorités sanitaires de plusieurs décès de nourrissons ayant consommé des laits infantiles concernés par des rappels, sans qu’un lien de causalité ne soit à ce stade établi, la question de la sécurité alimentaire des plus jeunes s’impose avec gravité. Pour la Confédération nationale des AFC, la priorité doit rester la protection des enfants et l’information transparente des familles.

 

Une crise des laits infantiles qui appelle à la responsabilité

Les autorités sanitaires ont récemment fait état de nouveaux signalements concernant des nourrissons ayant consommé des laits infantiles faisant l’objet de retraits-rappels. À ce stade, aucun lien scientifique n’a été établi. Des enquêtes sont en cours et il appartiendra à la justice de déterminer, le cas échéant, les responsabilités.

Ce sera aux juridictions compétentes d’établir les faits et les éventuelles défaillances. Ce que nous pouvons dire avec force, c’est que les familles ont besoin de réponses claires et de garanties pour l’avenir. Lorsqu’il s’agit d’alimentation infantile, l’exigence de sécurité ne peut souffrir d’aucune approximation.

 

Un dispositif structuré, une vigilance indispensable

La France dispose d’un système organisé en matière de sécurité des produits. Les rappels sont centralisés sur la plateforme publique RappelConso. En droit, la sécurité des produits mis sur le marché relève d’abord du professionnel, qu’il soit fabricant ou distributeur. Les autorités publiques assurent, elles, la surveillance et le contrôle.

Pour les denrées alimentaires, interviennent notamment la Direction générale de l’alimentation, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), avec l’expertise scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Un rappel n’est pas une formalité administrative. C’est une mesure de prévention destinée à retirer un produit potentiellement dangereux afin de protéger les consommateurs.

La question centrale n’est donc pas l’existence d’un cadre réglementaire, mais son application concrète et la rapidité d’alerte. Les familles ont-elles été informées suffisamment tôt ? L’information était-elle claire et accessible ? Les retraits ont-ils été exhaustifs ? Ce sont ces interrogations qui doivent guider l’analyse.

 

Les nourrissons, un public particulièrement vulnérable

Les laits infantiles ne sont pas des produits ordinaires. Ils s’adressent à des nourrissons dont le système immunitaire est encore immature. La moindre contamination bactérienne peut avoir des conséquences graves. Le seuil de tolérance au risque sanitaire est, dans ce domaine, extrêmement bas.

Toute suspicion de contamination, qu’il s’agisse de salmonelles ou d’autres agents pathogènes, impose des mesures rapides et rigoureuses. Traçabilité irréprochable, transparence complète et information immédiate des familles constituent des exigences minimales.

Chaque crise sanitaire fragilise la confiance. Pour la restaurer, trois conditions sont indispensables : transparence, rapidité d’information et traçabilité sans faille. Les familles ne demandent pas l’impossible. Elles demandent d’être informées à temps et protégées efficacement.

 

Conseils pratiques aux familles

Face à un rappel, la prudence doit être absolue. Il est essentiel de vérifier systématiquement les références et les numéros de lots sur la plateforme RappelConso. Il s’agit d’un outil clé pour les consommateurs. Les preuves d’achat doivent être conservées.

Un produit faisant l’objet d’un rappel ne doit jamais être consommé. En cas de rappel, on ne prend aucun risque : on rapporte le produit ou on le détruit selon les consignes officielles.

Si un nourrisson a consommé un produit concerné et présente des symptômes tels que fièvre, vomissements ou diarrhée, il convient de consulter rapidement un professionnel de santé. Chez un très jeune enfant, aucun signe ne doit être minimisé. Les AFC font le point sur le rappel de produit.

 

Exiger une sécurité totale

À la question de savoir si l’État ou les industriels ont failli, seule l’enquête pourra répondre. Notre rôle, en tant qu’association de consommateurs, est d’exiger que toute la chaîne de sécurité fonctionne parfaitement, du fabricant jusqu’au contrôle public.

Pour les laits infantiles, le niveau d’exigence sanitaire doit être maximal. Un rappel est une obligation, non une option. Et en matière d’alimentation infantile, la sécurité ne peut être approximative. Les familles doivent pouvoir accorder une confiance totale aux produits qu’elles donnent à leurs enfants.

 

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