Nos ados et la musique : quels repères et quels défis ?
« Je ne m’imagine même pas vivre sans musique : j’en ai autant besoin que d’air pour respirer », lance Clémence du haut de ses 15 ans. Plusieurs études le montrent : la musique constitue le premier centre d’inté rêt des adolescents, avant le sport, le cinéma et la lecture. Et comme beaucoup de parents, ceux de Clémence sont un peu perplexes : quel cadre et quels repères lui donner ?
Ecouter la musique avec nos ados
Nos ados aiment échanger à ce sujet. Profitons-en pour prendre le temps d’écouter avec eux leurs rythmes et chansons favorites, sans poser de jugement, mais en cherchant ensemble à décrypter le sens des paroles et les sons.
Voici quelques critères :
• Certaines paroles portent un message qui ne tend pas vers les valeurs que l’on souhaite transmettre. N’hésitons pas à faire prendre conscience à nos jeunes que celles-ci ne sont jamais anodines. La pop chrétienne peut trouver sa place parmi les musiques qu’ils écoutent, alliant rythmes et paroles qui élèvent.
• De même, certains rythmes sont à écouter modérément quand ils induisent des comportements pulsionnels s’ils sont écoutés systématiquement. C’est parfois le cas du métal ou du rap.
Cette éducation est délicate car elle touche un point sensible du jeune : la musique exprime son identité, ses émotions et ses interrogations. Elle est souvent l’outil avec lequel il s’affirme dans sa famille et à l’école.
Faut-il écouter de la musique pendant les devoirs ?
• Autre point d’attention, l’écoute de la musique pendant les devoirs. Quand le cer veau est en mode « apprendre », il ne peut pas être sur « écoute ». Faire les deux en même temps empiète sur « la mémoire de travail » et ne permet pas un bon appren tissage de notions complexes. Il devient possible, quand la leçon est sue, de mettre de la musique pendant les exercices, en choisissant une musique sans paroles, favorisant la concentration.
Si l’effort est trop difficile, le smartphone et l’ampli peuvent rester dans une autre pièce. Car un autre enjeu se cache là : apprendre à nos enfants à travailler en silence, c’est aussi leur permettre des temps d’intériorisation qui favoriseront la rencontre avec Anaïs, participante et responsable d’un Chantier-Éducation, témoigne : eux-mêmes, et la prière personnelle .