09/10/2026

Puffs interdits : près de 10 000 cigarettes électroniques jetables retirées de la vente

Interdites en France depuis février 2025, les cigarettes électroniques jetables restent encore présentes dans certains commerces. Une campagne de contrôles menée par la DGCCRF auprès de près de 500 professionnels a conduit au retrait de près de 10 000 « puffs » et à plusieurs dizaines de sanctions. 

86 % des établissements contrôlés en règle

La plupart des professionnels semblent avoir intégré l’interdiction des cigarettes électroniques jetables. Sur les 491 établissements contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 86 % respectaient la réglementation.
Les contrôles ont concerné en priorité les distributeurs, mais aussi des grossistes, fabricants et importateurs. Selon les autorités, les réseaux spécialisés dans le vapotage et les buralistes se sont notamment rapidement adaptés à l’interdiction entrée en vigueur en février 2025.

Des ventes encore constatées dans 70 commerces

La DGCCRF a toutefois relevé des infractions dans 70 établissements, soit près de 15 % des commerces contrôlés.
Dans certains cas, les cigarettes électroniques jetables n’étaient pas exposées mais restaient disponibles à la vente. Les enquêteurs ont ainsi pu constater leur présence en différant la révélation de leur identité.
D’autres professionnels semblaient méconnaître le champ de l’interdiction, estimant à tort qu’elle ne concernait que les produits contenant de la nicotine.
Au total, près de 10 000 puffs ont été retirées de la vente, dont plus de 1 000 saisies directement par les agents. Une quarantaine d’injonctions de mise en conformité ont été prononcées et sept procédures pénales sont en cours, notamment lorsque la commercialisation était délibérément dissimulée. Dix-huit avertissements ont également été adressés.

Un enjeu de santé publique, notamment pour les jeunes

L’interdiction vise notamment à limiter l’exposition des plus jeunes aux produits de vapotage.
Les puffs se distinguent par leur simplicité d’utilisation, leurs couleurs, leurs arômes sucrés ou fruités et leur forte présence sur les réseaux sociaux, autant de caractéristiques susceptibles de renforcer leur attractivité auprès des adolescents.
La Direction générale de la santé rappelle que la nicotine est une substance fortement addictive et que son exposition chez les enfants et les adolescents peut affecter le développement cérébral, notamment l’attention et l’apprentissage.
Les autorités soulignent également que l’initiation au vapotage peut constituer un facteur de risque d’entrée dans le tabagisme. Les effets sanitaires à long terme du vapotage restent par ailleurs encore imparfaitement connus.

Des déchets électroniques à usage unique

Au-delà des risques sanitaires, les cigarettes électroniques jetables posent aussi un problème environnemental.
Composées notamment de plastique, de métaux et de batteries au lithium, elles génèrent des déchets électroniques difficiles à traiter. Leur usage unique contribue à multiplier ces déchets et à accroître les risques de pollution des sols et des eaux.

Des contrôles appelés à se poursuivre

La réglementation applicable aux produits du vapotage reste stricte : limitation du taux de nicotine, exigences de sécurité, obligations d’information et interdiction de vente aux mineurs, avec ou sans nicotine.
La DGCCRF et la Direction générale de la santé appellent les consommateurs à la vigilance, en particulier lors d’achats en ligne, et rappellent qu’une cigarette électronique usagée ne doit jamais être jetée avec les ordures ménagères.
Les services de l’État annoncent enfin la poursuite des contrôles en 2026, notamment sur internet, ainsi qu’une vigilance renforcée sur le respect de l’interdiction de la publicité en faveur des produits de vapotage.

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