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Couple

Plus d’un million de "pacsés" en France

Un article récent du quotidien le Parisien met en lumières les tendances des couples à choisir le PACS ou de s'engager dans le mariage.
En 2008 le nombre de personnes ayant signé un PACS depuis la promulgation de loi sur le PACS fin 1999 a passé la barre d'un million. On constate notamment une hausse de 45 % du nombre de PACS en 2008 par rapport à l'année précédente.

Le PACS reste un contrat quasi-exclusivement signé par des hétérosexuels (94%). On constate aussi que la préférence de s'engager dans le mariage reste forte.
En effet, si un grand nombre de ruptures de PACS ont été enregistré en 2008, on note que 41% de ces ruptures sont dues à la dissolution du PACS à l'occasion du mariage civil des couples concernés.

Pour lire l'article

Communiqué de la CEF sur l'avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers

Ce projet de loi n'est pas nécessaire. Les dispositions légales en vigueur permettent déjà des délégations de l'autorité parentale. La mise en œuvre de ces dispositions demande certes quelques formalités et quelques contrôles, mais c'est bien normal. On ne peut en effet simplement décréter que, dès lors que deux personnes se sont mises en ménage, chacune d'elles peut avoir l'autorité sur les enfants de l'autre pour des « actes importants » de leur vie.

Ce projet de loi n'est pas vraiment au bénéfice des enfants. Il cherche surtout à rendre la vie plus commode aux parents, ce qui n'est pas négligeable, sauf si le résultat est de compliquer encore la vie des enfants, qui sont malheureusement souvent pris comme otages dans les conflits conjugaux et les hostilités entre leurs parents eux-mêmes, ou entre leurs parents et leurs nouveaux ou leurs anciens conjoints. Donner un statut au tiers l'introduit dans l'exercice déjà délicat du partage de l'autorité parentale entre les parents séparés. Et si trois personnes ont une véritable autorité à l'égard de l'enfant, pourquoi pas quatre et plus, car il n'est pas garanti que la deuxième union des parents soit stable ? Légiférer sur toutes les situations qui découlent de l'instabilité de la cellule familiale provoquera des situations invivables.

Remplacer dans un texte de loi « père et mère » par « parents » est loin d'être anodin ! Il est particulièrement malvenu d'utiliser le détour de ce projet de loi, en brandissant l'argument du bien de l'enfant, pour introduire la possibilité d'étendre la responsabilité parentale au partenaire du même sexe que l'un des parents. L'étape suivante ne sera-t-elle pas d'autoriser l'adoption pour les personnes qui sont dans ces situations ? En effet, si une loi leur accorde une part de l'autorité de parents, d'aucuns ne verront pas pourquoi une autre loi ne pourrait pas définir qu'elles sont habilitées à adopter des enfants. Au détour d'un texte et sous couvert de la question de l'autorité des beaux parents, on donne un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires du même sexe.

Il y a derrière tout cela deux vérités qu'il ne faut pas perdre de vue :

• La vie sociale est structurée par la relation homme-femme et non par la relation entre personnes du même sexe.
• L'épanouissement et la maturation d'un enfant suppose qu'il ait un père et une mère. Aucun élément scientifique et sérieux ne permet de dire qu'il n'y aurait aucun dommage à ce qu'un enfant soit élevé par deux hommes ou par deux femmes plutôt que par un homme et une femme. Une soi-disant enquête a été faite aux Etats-Unis auprès de personnes homosexuelles élevant des enfants avec leur partenaire, qui ont évidemment répondu que tout se passait bien.
Il faudrait au moins appliquer le principe de précaution !

 

Conseil permanent  de la Conférence des évêques de France

A propos de l’avant-projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers

Après avoir été sollicitée en novembre dernier, la CNAFC a, à nouveau, été consultée par le ministère de la Justice et le secrétariat d'Etat à la Famille à propos du nouvel avant-projet de loi en question.

Dans son courrier de réponse à Mesdames Morano et Dati, la CNAFC a rappelé que ce texte illustre, et pourrait bien renforcer, la complexité de situations auxquelles nombre de nos contemporains sont confrontés dans le cadre des recompositions familiales.

Elle a mis en avant les importantes réserves que suscite le texte actuel :
- les droits des parents, particulièrement ceux du parent qui ne vit plus avec son enfant, ne sont pas suffisamment garantis par rapport à ceux dont pourrait bénéficier le « tiers » qui n'aurait pas de lien de parenté avec l'enfant
- si la réalité des liens affectifs qui se nouent entre un enfant et un adulte qui vit avec lui sans être son parent ne peut pas être mise en doute, pas plus que la nécessité de les prendre en compte, en faire un fondement de droits en matière d'autorité parentale n'est pas acceptable : il faut des critères objectifs pour assurer la sécurité et la stabilité affective à un enfant qui se trouve déjà vraisemblablement dans une situation difficile (perte d'un parent...).

La CNAFC a également pu rappeler que
- les sentiments ne fondent pas l'autorité parentale, pas plus qu'ils ne définissent la filiation et ne sauraient être promus avec l'objectivité nécessaire comme fondement d'un droit
- l'exercice de l'autorité parentale, avant de pouvoir être revendiqué comme un droit, est d'abord une responsabilité que l'on ne peut pas transférer sans de sérieuses garanties, pour la sécurité physique et psychique de l'enfant

Compte tenu de ces observations, la CNAFC estime notamment nécessaire que deux des articles du texte soient supprimés ou que leur rédaction soit modifiée. En l'état de cet avant-projet, il semble qu'il ne réponde pas de manière satisfaisante au but qui lui a été fixé ni qu'une loi soit nécessaire pour l'atteindre.

Accompagner les couples aujourd'hui - interview du Père Geoffroy-Marie

Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontées les couples aujourd'hui ?

PGm : Il y a d'abord la fidélité. On s'habitue facilement à l'autre, les blessures de la vie commune s'accumulent et une certaine « cohabitation » s'installe,chacun se repliant dans son domaine.
On finit par se définir par ce que l'on fait et on oublie ce que l'on est en premier lieu : époux et épouse.
La fidélité vivifiante de l'union d'amour des premières années risque de s'effriter au profit d'un agir effréné vers une fuite en avant.
Plus le rythme de vie des couples est soutenu, plus le temps de se parler ou d'échanger en profondeur est réduit.
Une grande solitude peut alors se creuser dans le coeur de chacun des conjoints. Ces difficultés s'inscrivent dans le contexte d'une société qui bouscule les valeurs et les principes de la vie familiale : on perd ses points de repères et le couple ne voit plus très bien comment émerger devant tant de difficultés à assumer.
Il y a également la confusion entre « l'amour émotion » et celui qui va chercher « la personne de l'autre » dans ce qu'elle est en profondeur et aussi avec le don de l'amour du Christ. On en reste à un certain amour éros qui a toute sa beauté mais qui se caractérise par un amour captatif : on aime l'autre pour soi, pour ses besoins. L'amour philia, à l'inverse, va rechercher à rencontrer l'autre dans ce qu'il est et dans une certaine gratuité. Au niveau chrétien, l'amour prend une nouvelle dimension dans le mystère de l'amour divin, agapé, reçu par le sacrement de mariage. Ce dernier n'est pas une potion magique, il demande une ouverture de l'homme à Dieu, du temps consacré à la réflexion, à la prière : la grâce ne supprime pas la nature ! L'enjeu d'un amour conjugal qui se renouvelle sans cesse est peut-être de trouver le juste rapport entre ces trois modalités de l'amour.

Comment peut-on anticiper ces difficultés sur le plan humain ?

Je crois que c'est possible si l'on prend conscience que l'amour ne se suffit pas à lui-même. Il demande d'être éclairé sans cesse par la lumière de la connaissance de l'autre. Pour croître dans l'amour, il faut rechercher la vérité non seulement de se sentir aimé mais aussi d'être compris en vérité dans sa personne. S'il n'y a pas cette qualité de connaissance, l'amour ne pourra plus être reçu et le couple se blessera terriblement.
Cette recherche de compréhension de l'autre entraîne un travail mutuel d'apprentissage à une relation de qualité.
Il s'agit de chercher à entrer dans  une qualité de rencontre qui s'exprimera par le dialogue et le désir réel de rechercher ensemble une vérité de ce que vit le couple. Qu'il puisse sans cesse se poser dans une qualité d'écoute et répondre à ces questions :de la personne de l'autre, qui a besoin Qu'est-ce que nous voulons vivre ? Comment se porter mutuellement dans les épreuves ? Quels sont nos besoins pour être heureux ? Comment parler de nos différences et les respecter ?...
Cela demande du temps, de la gratuité et un effort soutenu de l'intelligence et du coeur pour aller sans cesse vers l'autre et le choisir à nouveau. Nous sommes loin d'un dialogue épisodique pour "organiser" la vie commune ou pour exprimer ses reproches envers l'autre, comme c'est souvent le cas dans les couples !

Et sur le plan spirituel ?

Il s'agit de prendre la présence du Christ au sérieux ! Osons nous interroger en vérité sur ces questions : « Voulons-nousque Dieu soit l'acteur principal de
notre amour ? Comment lui laissons-nous réellement une place dans notre vie ? Comment nous appuyons-nous
sur le Christ et son Eglise ? ». De la réponse à ces questions va découler la mise en place d'une vie chrétienne qui cherchera à nourrir sa foi en couple par
la prière conjugale, par la lecture de la Parole de Dieu, par la participation plus fréquente à la messe et par la formation à une spiritualité conjugale.
Le défi du couple revient à apprendre  à s'aimer de façon miséricordieuse, dans le pardon qui dépasse tout rapport de justice. C'est le conjoint qui voit le plus et le mieux les pauvretés de l'autre. L'enjeu du sacrement de mariage est de devenir une source d'Espérance pour l'autre à travers ses difficultés, devenir une présence du Christ compatissant.
Concrètement, cela revient à dire que la vocation de chaque conjoint est celle d'être une présence de Jésus pour l'autre en apprenant à vivre de la charité qui assume toutes blessures ou toute mort.

De quoi les couples peuvent-ils avoir besoin aujourd'hui pour approfondir le sens de leur engagement et le vivre ?

Le plus grand besoin aujourd'hui est de revenir à la source de l'amour, à savoir la personne de l'autre, de soi-même et de Dieu ! Arriver à découvrir ce qui convient à chaque couple pour mieux découvrir ce dont il a besoin pour vivre cette triple charité : l’amour de soi, de l’autre et de Dieu. Oser s’aimer soi-mêmedans une connaissance réaliste de ce qui a façonné notre vie sous le regard de Dieu, dans ses joies ou ses blessures. Oser aller à la découverte de l’autre dans ces plus grandes aspirations. Enfin, se plonger dans la contemplation de Dieu qui a façonné l’homme à son image.

Le Père Geoffroy-Marie est prêtre de la Communauté Saint-Jean, membre du Prieuré de Troussures.
Il est prédicateur de nombreuses retraites et sessions.

Cet entretien a été publié dans le numéro 120 de La Vie des AFC

Accompagnement des couples et parcours

Accompagnement des couples

Cabinet Mots croisés à Paris : www.motscroises.info
Tél. 01 45 44 90 64

Cabinet Raphaël à Paris, à Lyon et à Nantes : www.cabinetraphael.fr

Conseil conjugal Cana : http://chemin-neuf.org/spip/spip.php?article137
Tél. à Paris : 06 80 68 03 40
Tél. à Lyon : 06 85 02 02 02

Conseil conjugal Sceaux 92 : http://conseil.conjugal.googlepages.com/
tel : 06 88 54 56 59

Conseil conjugal et familial du Cler Amour et famille : www.cler.net
Tél. 01 48 74 87 60

Sessions & parcours pour les couples

Voici quelques exemples de parcours, sessions... qui existent aujourd'hui pour les couples en France.

Que ce soit pour une semaine, ou plusieurs mois..., autour de questions concrètes et/ou de thèmes spirituels, il s'agit d'autant d'occasions de prendre le temps de se retrouver et de grandir en couple, que l'on ait un an, dix ans, vingt ans de mariage ou plus, au coeur d'une vie très active.

Equipes Notre-Dame : www.equipes-notre-dame.fr

L'Ecole des couples (EDC) - Communauté de l'Emmanuel : www.amouretverite.org

Session Cana - Communauté du Chemin neuf : www.cana.org

Elle et lui : un couples ça se construit : www.elleetlui.org

Pour aller plus loin : Acompagner les couples aujourd'hui - un entretien avec le Père Geoffroy-Marie

Familiaris Consortio, les tâches de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui

Familiaris Consortio, les tâches de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui - Exhortation apostolique du Pape Jean-Paul II

En 1981, le Pape Jean-Paul II a adressé une exhortation apostolique à l'épiscopat, au clergé et à tous les fidèles de l'Eglise sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde contemporain. Dans ce texte. Jean-Paul II attire l'attention sur le rôle de la famille, cellule de base de la société, et met en avant les différentes dimensions de la famille : le mariage, l'accueil des enfants, l'éducation mais aussi les droits de la famille et sa mission au sein de l'Eglise.
Cette exhortation propose également une charte des droits de la famille.

Consulter le texte intégral sur le site du Vatican


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Le mariage – un atout pour la société

Le mariage est un atout pour la société car l'engagement mutuel des époux constitue un cadre d'accueil et d'éducation des enfants, un lieu de solidarité familiale et sociale.

Afin de promouvoir le mariage La CNAFC demande que :

  • La République assure une large et systématique prise de conscience de cette richesse en inscrivant dans le Code Civil la définition explicite du mariage.
  • Le mariage soit distingué et valorisé, au regard des autres formes d'union par des mesures économiques et sociales spécifiques, en contrepartie de l'importance de l'engagement pris par les époux envers les enfants, les familles et la société.
  • Si une réforme du Pacs est envisagée par le gouvernement, qu'elle centre ce dernier dans un cadre purement patrimonial sans autre obligation personnelle, afin qu'il soit clairement distinct de toute forme de conjugalité.
  • Le législateur n'ouvre l'accès ni au mariage ni à l'adoption, aux couples constitués par des personnes de même sexe.

Vous pouvez soutenir ces positions en signant notre pétition en faveur du mariage

Pourquoi se marier ?

Le mariage. Un idéal au fond de chacun, un engagement au service de tous

Alors que l'on croyait le mariage voué à un inexorable déclin, voilà qu'il renoue avec le succès.
Contredisant ses détracteurs d'hier, il fait la "Une" des magazines et remporte tous les suffrages dans les sondages... La raison de ce phénomène est en fait très simple : le mariage a résisté aux bouleversements des trente dernières années parce qu'il s'enracine dans un rêve, dans un idéal. L'idéal d'un amour qui dure toujours ; l'idéal d'un bonheur familial qui dépasse les limites de sa propre vie. L'idéal d'une société reposant sur des engagements et des valeurs solides. Dans un monde souvent désenchanté, le mariage reste un signe d'espoir essentiel pour chacun comme pour tous.

Un idéal de bonheur partagé

Se marier, c'est d'abord se faire la promesse de construire une vie harmonieuse, une vie qui ait du sens. Selon un sondage d'Ipsos*, 74% des personnes interrogées (femmes et hommes confondus) pensent que "se marier et avoir des enfants" représente la forme idéale d'existence. Pour 71% de ce même panel, le mot famille évoque prioritairement la notion d'amour ; 48 et 47% y associent la joie et la solidarité.

* Sondage du 03/01/1999 pour le magazine "ça m'intéresse" - échantillon de 1021 personnes (15 ans et plus).

Plus de chance pour la vie de couple

Les statistiques le prouvent, le mariage est un vecteur de stabilité avéré pour la vie de couple.
Selon une étude de l'INED :
• Un couple en concubinage sans enfant a un risque de séparation six fois supérieur à un couple marié (sur 10 ans)
• Un couple en concubinage avec enfant(s) a un risque de séparation deux fois supérieur à un couple marié
Une étude similaire, au Canada, donne des résultats très proches.

La protection des enfants

Des études qui font réfléchir :
Le mariage continue d'être plébiscité pour la sécurité et la stabilité affective qu'il apporte aux enfants (78% / source : Ipsos).
En France :

· 50% des toxicomanes et 80% des adolescents hospitalisés en secteur psychiatrique appartiennent à des familles éclatées[1].

· 70% des jeunes en centre de redressement ont été privés de la présence paternelle [2].

· Le taux d'échec scolaire s'accroît nettement après la séparation des parents [3].
Par ailleurs, des études montrent qu'entre le parent absent, généralement le père et les enfants, le lien est encore plus fragile après concubinage qu'après divorce. [4].

1] Enquête INSERM, 1986.
2] Yves Pélicier, « La paternité aujourd'hui », in Médecine de l'homme, n° 159, 1985 ; La Vie, 25 août 1994.
3] Précisément, d'après une étude de l'INED, le taux d'échec au baccalauréat double en cas de séparation, tandis que les chances d'obtenir un diplôme de second cycle universitaire chutent de 45 à 25 %. Les enfants d'employés sont 22% à quitter l'école sans aucun diplôme lorsque les familles sont désunies, et 11% seulement dans le cas contraire. Quant aux enfants d'ouvriers dont la mère n'est pas diplômée, ils ont une chance sur deux de quitter le système scolaire sans aucun diplôme, contre une sur trois si leurs parents vivent ensemble.
4] Références : X.Lacroix. L'avenir, c'est l'autre, Cerf, 2000, p. 24.

un atout pour la société

 

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