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Couple

Les enfants au cœur des recompositions familiales

L’INSEE vient de publier de nouveaux chiffres (http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1470 ) éclairant la situation des enfants vivant dans des familles recomposées. Le tableau est contrasté et apporte aussi des informations importantes sur ce que vivent tous les autres enfants :

  • « 13,7 millions d’enfants âgés de moins de 18 ans vivent en famille en France métropolitaine »
  • « parmi eux, sept sur dix vivent dans une famille avec leurs deux parents »
  •  les autres vivent dans un foyer monoparental (18 %), avec un seul parent donc, ou dans une famille recomposée (11 %)
  • « 1,5 million d’enfants mineurs résident dans 720 000 familles recomposées (encadré 1). Près de la moitié d’entre eux vit dans un logement où cohabitent des enfants que la femme a eus d’une union précédente et les enfants communs au couple »
  • « parmi les enfants en famille recomposée, 530 000, soit un peu plus d’un tiers, sont issus de l’union actuelle : ils vivent alors avec des demi-frères ou demi-sœurs. Les 940 000 autres vivent principalement avec un seul de leur parent et un beau-parent ».

Au final, ce sont donc près de 75 % des enfants qui vivent avec leur père et leur mère, certains étant le fruit d’une nouvelle union.

Autres chiffres frappants :

  • « parmi les enfants qui résident avec un beau-parent, 740 000 vivent avec leur mère et 200 000 avec leur père » et « 7 enfants sur 10 avec un beau-parent ne logent pas régulièrement chez leur autre parent »
  • la part des enfants vivant dans une famille recomposer « tend toutefois à augmenter avec l’âge des enfants : de 8 % chez les moins de 4 ans à 12 % parmi les 15-17 ans, le taux culminant à 13 % chez les 11-14 ans », signe de la fragilité accrue des unions avec le temps.

Tout en indiquant avec précision que, dans l’ensemble des familles, celles qualifiées de « traditionnelles » restent bel et bien majoritaires, toutes ces informations confirment l’ampleur des coûts du non mariage, à commencer par les enfants et signalent l’urgence d’actions préventives et de soutien aux couples et aux pères et mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Le projet de loi « Famille » en sera-t-il l’occasion ?

Couples, pensez aussi à vous…

Parce que la famille est la « première éducatrice à la paix » (Benoît XVI), parce que notre vie de famille est souvent occupée par un quotidien envahissant, le couple, dont l’engagement est au fondement de la famille, a besoin d’être soutenu. Et l'on sait combien l'importance de la relation entre époux au sein du couple a été mise en avant par les enseignements de Jean-Paul II.
C’est au couple, à ce dont il a besoin pour s’épanouir, à ce qui peut l’en empêcher… que ce dossier de La Vie des AFC est consacré. Sur ces bases, vous trouverez dans les pages qui suivent des pistes de réflexion et quelques propositions pour faire grandir la communion au sein de votre couple !

Mise à jour de janvier 2015

Les parcours ELLE&LUI mentionnés dans le Dossier pdf en bas de page ont changé de nom, et s'appellent désormais les parcours Alpha Couple.

Renseignements sur http://www.couple.parcoursalpha.fr/

Découvrez également le nouvel ouvrage « Un couple pour la vie, c'est possible » par Nicky et Sila Lee.

livre-alpha-couple

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Pour la liberté de conscience des maires

La « rupture de civilisation » induite par la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est « consommée ».
Sa mise en application, observée avec minutie, illustre parfaitement les conséquences concrètes de ce texte :

  • sur le sens commun du mariage : il y a bel et bien rupture de sens par rapport à ce dans quoi la plupart de nos concitoyens se sont engagés ou aspirent à s’engager. Faute de référence commune, chacun ne pourra qu’avoir sa propre définition, nous allons vers « le mariage à la manière de chacun »
  • sur la responsabilité que prend la société à l’égard des enfants, notamment en matière d’adoption quand certains pays refusent déjà que « leurs » enfants soient adoptés dans des pays où le mariage entre personnes de même sexe a été légalisé


Ces conséquences concrètes appuient le refus de certains édiles de célébrer ces unions qu’ils jugent illégitimes. Il avait été question, un temps, d’appliquer la loi en reconnaissant la liberté de conscience de ceux qui seraient amenés à la mettre en œuvre.

Cet engagement a fait long feu. Aujourd’hui, que constate-t-on ? Les officiers d’état civil qui voudraient exercer ce droit se voient pratiquement empêchés de le faire. Pourquoi ? Les pouvoirs publics jouent liberté contre liberté, celle du « mariage » contre celle de la conscience d’élus. Ceux-ci se sont engagés au service de leurs concitoyens dans un certain état du droit. La loi « Taubira » le modifie très substantiellement en matière de mariage. Pourquoi les maires et leurs adjoints seraient-ils contraints de célébrer ces mariages ? Les AFC demandent que leur liberté de conscience soit garantie.

Un tour de France pour s’engager en politique

Communiqué de presse

A droite comme à gauche, l’engagement politique pour tous, au service de la personne humaine, c’est maintenant !

Derrière la nébuleuse de La Manif pour Tous, une foule immense, à rendre jaloux tous les manifestants des trente dernières années, s’est retrouvée dans la rue jusqu’au bout du processus législatif. Que l’on soit d’accord ou non sur le fond, sa densité, sa diversité et son abnégation ont bouleversé les repères politiques habituels. Par leur mode d’action, les opposants à ce projet de loi ont créé une rupture dans le train-train de la République, replaçant au cœur du débat la question anthropologique et la personne humaine. Une conscience collective s’est forgée chez des personnes peu habituées aux estrades et aux meetings, avec un slogan : « on ne lâche rien », un « ONLR » devenu un acronyme identitaire d’une génération texto.

Alors pourquoi une telle ardeur à ne plus rien « lâcher » ? Au-delà des questions liées au mariage civil, il s’agit de faire vivre le « patrimoine humain » avec ses limites et ses fragilités, dans un humanisme qui ne saurait se laisser dominer par le fantasme prométhéen d’une liberté absolue et solitaire, par la froide efficacité des techno-sciences et des intérêts financiers qui les soutiennent…

Ce mouvement appelle un deuxième acte ; une nécessaire recomposition pour promouvoir - auprès des pouvoirs publics, dans des associations ou au sein des différents partis politiques - une certaine idée de l’homme : une « humanité durable », une « écologie humaine » ou « une société du lien », autant d’expressions qui valorisent la proximité avec toute personne humaine, à commencer par le plus faible.

Cette double implication dans la démocratie participative (via les associations) et représentative (dans les partis) est nécessaire. Elle élargit les préoccupations éthiques en les intégrant aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Elle permet de s’inscrire d’avantage dans le concret de notre « vivre-ensemble », anticipant les débats à venir, maîtrisant davantage les échéances pour formuler des propositions positives. De telles actions politiques assurent la vitalité de notre démocratie ; le désengagement et le repli sur soi ne peuvent que faire le lit du populisme.

Ne nous y trompons pas : en investissant fortement et pacifiquement l’espace public, notre génération ne constitue pas une menace, mais offre au contraire un appel d’air pour la démocratie et pour notre société. C’est pour susciter et accompagner ces engagements, en organisant un débat solide et apaisé entre des acteurs politiques et associatifs de différentes sensibilités, que nous vous invitons à participer à ce Tour de France tourné vers la réflexion sur le désir d’engagement politique, ouvrant sur des possibilités d’action collectives concrètes.

A droite comme à gauche, l’engagement politique pour tous, au service de la personne humaine, c’est maintenant ! Premier rendez-vous à Caen le 17 juin…

RDV le 17 juin à 20h, Maison des Associations - 7bis, rue Neuve Bourg l'Abbé.

 
Antoine Renard, président des Associations Familiales Catholiques
Philippe de Roux, co-fondateur des Poissons Roses

 

 

Rupture familiale : la place des pères en question

Une nouvelle étude de l’INED vient confirmer de façon saisissante certaines conséquences des ruptures conjugales.

Loin des discours sur le caractère paisible de ces dernières, il apparaît ainsi clairement que « lorsque les parents sont séparés, une partie des enfants ne voit plus que rarement leur père, et certains même pas du tout ». Cette situation apparaît d’autant plus problématique, souligne l’auteur, que « le développement de la monoparentalité a conduit à s’intéresser à ses conséquences sur les enfants à l’adolescence ou une fois adultes ».

Que montre l’étude des coûts du non-mariage ? « Bon nombre d’études se sont attachées à démontrer l’effet positif sur le développement social, cognitif et émotif de l’enfant du maintien de l’engagement du père après la séparation ». Cela n’empêche pas que l’absence de rencontre entre les deux reste fréquente. Bien plus, le temps passant, la présence paternelle s’estompe et avec elle la figure du père : « L’absence de rencontre concerne près d’un enfant mineur sur 10, proposition qui atteint 19 % si l’enfant a entre 19 et 21 ans et 32 % s’il a entre 30 et 34 ans. Au total, pour 18 % des enfants (de 0 à 34 ans) de parents séparés, le père dit ne jamais les voir ». On apprend aussi que « plus l’enfant était jeune [au moment de la rupture], moins il voit son père ensuite : plus d’un enfant sur quatre parmi ceux qui avaient moins de 3 ans au moment de la séparation ne rencontre pas son père, contre un sur sept parmi ceux qui avaient au moins 8 ans ».

Le décrochage à 18 ans s’explique sans aucun doute par des raisons d’ordre juridique : « Ainsi, il se pourrait que certains enfants ne souhaitent plus voir leur père mais aussi, dans certains cas, que le père estime que son rôle de parent s’arrête à la majorité de l’enfant et ne fasse plus d’effort pour maintenir les liens ». De telles hypothèses mériteraient évidemment d’être approfondies. Il faut tenir compte aussi de l’éloignement, du fait que la situation conjugale du père a pu évoluer. Interviennent aussi les niveaux de diplôme, de revenu : la probabilité pour un enfant de ne pas voir son père « est d’autant plus forte que le père est peu diplômé ou occupe une position professionnelle peu stable ». Le constat suivant lequel « les relations qu’entretient un enfant avec son père sont aussi fortement liées aux rapports que ce dernier entretient lui-même avec son propre père… » achève une analyse préoccupante qu’atténue à peine la conclusion sur l’évolution des comportements et la conviction de l’auteur suivant laquelle « l’idée selon laquelle le couple parental doit survivre au couple conjugal s’impose aujourd’hui ».

Pour les AFC, ces chiffres, ces illustrations des conséquences des ruptures conjugales, montrent qu’il est plus que temps de se préoccuper de mesures préventives et de nature à valoriser la stabilité des couples et des familles dont on voit, en creux, les atouts et les ressources qu’elle représente pour la société et à soutenir les pères et les mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants ?

Une étude sur "désunion et paternité"

Désunion et paternité, tel est le sujet sur lequel revient la dernière note d'analyse du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) publiée dernièrement. Elle constate « les "coûts cachés" de la spécialisation conjugale » qui « se révèlent en cas de rupture », en insistant notamment sur la « vulnérabilité de la relation père – enfant. »

Dans un contexte sociétal actuel particulièrement agité et dans lequel les repères familiaux font l'objet de questionnement, cette étude – produite par une institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre – vient nourrir la réflexion de chacun. Au moment où beaucoup s'interroge sur la réalité de l'égalité entre l'homme et la femme, sur la réalité de rôles propres à chacun (certains se faisant promoteurs d'une indifférenciation des sexes), ladite note pose la question des rôles entre hommes et femmes et de leur approfondissement réciproque. Un développement de 16 pages qui ne laisse pas de faire réfléchir quant au projet d'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples composés de personnes de même sexe.

Par ailleurs, le CAS s'inquiète de ce que l'on pourrait appeler une paternité en souffrance, particulièrement visible en cas de séparation des couples. Le plus souvent, en effet, c'est le lien entre le père et l'enfant qui est mis à mal, occasionnant une souffrance pour les pères et une altération de la part des enfants portés sur leur propre père, et plus généralement, sur la figure paternelle. Un constat que les AFC ont maintes fois évoqué, notamment dans leur vade-mecum Sortir des coûts du non-mariage (Mars 2012). S'appuyant, entre autres, sur une étude de l'INSEE, elles y soulignent que « les ruptures familiales, qui ne se limitent pas aux seuls divorces, modifient considérablement la façon dont le père remplit son rôle, et sont source de souffrance de son côté, comme de celui des enfants. Ainsi, « les adultes ayant entre 18 et 34 ans attribuent une note moyenne de 8,1 sur 10 à la satisfaction tirée des relations avec leur mère et de 7,9 avec leur père quand ces derniers sont toujours ensemble, contre 7,4 pour la mère et 5,8 pour le père en cas de séparation. [...]. 17 % des enfants (âgés de moins de 25 ans) de parents séparés sont élevés par leur père. 18 % ne le voient jamais, 22 % ne le rencontrent qu'une fois par an. »

Favoriser « une paternité active », par exemple en permettant aux pères une meilleure conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie familiale, sont des pistes préconisées par le CAS pour y remédier. Sur ce point également, l'analyse du CAS rejoint un levier d'action possible et concret mis en avant par les AFC depuis plusieurs années, et qui figurait parmi leurs propositions au moment des dernières élections.

Parution de "Les lendemains du mariage gay"

Vers la fin du mariage ? - Quelle place pour les enfants ?

les lendemains du mariage gay"Est-il juste d ouvrir le mariage civil aux personnes de même sexe ? Cette question n est pas posée ici de manière théorique, mais dans le contexte social et politique bien précis de la société française actuelle. Le critère central à l aune duquel les choix politiques sont déterminés étant la justice, il s agit d expliciter ce qui fonde la revendication à l ouverture du mariage, à savoir la lutte contre les discriminations. L auteur analyse ce qu est le mariage en tant que tel, à savoir l institution qui articule la conjugalité et la parenté. Est-il donc juste de prévoir un cadre institutionnel dans lequel l enfant vit sa filiation soit dans une parenté monosexuée, soit dans une pluriparentalité ? De telles situations le priventelles de biens humains intrinsèques ? La loi doit-elle prévoir que certains enfants aient à supporter les conséquences des choix sexuels de ceux que l État leur désignera malgré tout comme leurs parents ? Quelles sont les conceptions de la justice sous-jacentes aux diverses réponses ? Cette revendication est-elle en continuité avec les évolutions récentes ou bien produit-elle une rupture majeure ? En réponse à toutes ces questions, Thibaud Collin fournit les élements pour que chacun puisse envisager la gravité de sa propre réponse avec clarté."

Biographie de l'auteur: Thibaud Collin, né en 1968, professeur agrégé de philosophie, enseigne en classes préparatoires au collège Stanislas et à l'IPC Faculté libre de philosophie (Paris). II a notamment écrit Le Mariage gay - les enjeux d'une revendication (Eyrolles, 2005)

Parution de "Se marier et durer"

Ce petit traité de l'amour s'adresse à tous les couples. Par son parler vrai sur la fidélité, et permet de rassurer, de conseiller...

Est-il possible de s'aimer toute une vie ? La vague incessante de divorces sème le doute dans le cœur des jeunes à l'heure de fonder leur propre foyer. A tous ceux qui se préparent au mariage et à ceux qui les accompagnent, le Père Pierre-Marie Castaignos veut donner des clés pour aplanir le chemin devant les jeunes couples qui se forment et leur permettre de s'engager dans un amour au long cours.

Qu'est-ce qu'aimer ? Quels sont les contrefaçons de l'amour ? Quel est le rôle de la famille ? Et l'argent dans tout ça ? Comment traverser les épreuves ? Est-il possible de pardonner ? Quelle place donner à la foi dans mon couple ? En quoi le corps est un pédagogue de l'amour ? Sans démagogie mais avec pragmatisme, l'auteur donne des pistes de réflexion qui serviront aux jeunes couples comme à ceux qui comptent déjà de longues années de mariage. Pour lui, le couple et la famille durables sont des priorités. C'est là que l'on apprend à développer le goût de l'autre.

Pierre-Marie Castaignos
Se marier et durer
Editions Salvator

ISBN : 978-2-7067-0871-8 - 160 p. – 17€

L'auteur :
Membre de la communaute des Serviteurs de Jésus et de Marie, Pierre-Marie Castaignos a passé de nombreuses annees a préparer des jeunes au mariage et a accompagner des couples en difficulté. ll a anime de nombreuses conferences tant auprès des AFC, des CPM (Centres de preparation au mariage) que des equipes Notre-Dame et preche de nombreuses retraites de preparation au mariage dans le cadre dè sa communaute
ll a ete elu superieur general de sa communaute de 2001 a 2007, puis au service du diocèse de Belfort-Montbeliard de 2008 a 2012 comme aumônier des étudiants et accompagnateur des jeunes professionnels du diocèse.

Ecouter une interview du Père Castaignos

Actualités des familles La Croix