Jeu05232013

Last update03:29:07 PM

Back Vous êtes ici : Accueil Politique Politique et famille Institutions et organismes

Un nouveau logo pour les AFC

Communiqué de presse

Présentée lors de l’Assemblée Générale les 6 et 7 avril derniers, la nouvelle identité visuelle des AFC s’inscrit dans l’histoire centenaire du mouvement et en écrit une nouvelle page qui témoigne de l’actualité et de la vitalité des AFC.

Le nouveau logo matérialise, dans son ensemble et à travers les pictogrammes qui le composent, un réseau d’associations, de fédérations et une confédération à mission institutionnelle ; il représente la famille dans un mouvement, ouverte au monde et rayonnant la vie. Il valorise la force du réseau et campe les AFC  « repère » de la famille

Le nouveau logo illustre l’idée de la famille comme une aspiration universelle, ouverte à la vie, chemin de bonheur, chemin naturel d'épanouissement de la personne.

Il reflète la famille comme une chance pour chacun de ses membres et toute la société : elle est un lieu d'échange et de gratuité, lieu de stabilité et d’ancrage.

Le logo confirme enfin la famille comme élément constitutif de la société dont elle est la cellule vitale.

Ouvertes au monde et attentives à chacun, les familles sont reliées les unes aux autres et constituent la trame du tissu social.

Leur nouvelle identité visuelle exprime la pédagogie de la famille portée par les AFC.

Réforme du marché de l’emploi : quel lien avec la politique familiale ?

L’avant-projet de loi qui doit être présenté demain en Conseil des ministres suite à l’accord sur l’emploi signé entre différents partenaires sociaux appelle à souligner l’importance du travail dans la politique familiale : ainsi que l’expliquait Antoine Renard dans sa conférence de Carême donné à Notre Dame de Paris en mars 2011, « chaque famille doit pouvoir percevoir des revenus dignes par le travail de ses membres, l’allocation ne venant qu’ensuite ».

 Le travail des AFC sur la reconstruction de la politique familiale a ainsi montré les liens étroits existant entre les principes fondateurs de la politique familiale et le travail : en termes de financement bien sûr, en termes de conception de la nature de l’aide financière ainsi apportée. Ces deux liens se sont distendus alors même que le travail demeure un facteur d’autonomie et de reconnaissance pour nos contemporains. C’est d’abord par lui que la famille doit subvenir à ses besoins et qu’elle aspire d’ailleurs à le faire comme en témoignent les difficultés humaines nées de l’expérience du chômage et, de façon positive, le fait que le plein-emploi puisse, dans certains pays, faire office d’unique, ou presque, politique familiale.

Ce lien entre travail et politique familiale n’est pas un obstacle à la bonne marche des entreprises, à leur compétitivité. Au contraire, la solidité de la vie familiale nourrit l’épanouissement au travail et réciproquement. Les mesures favorisant le libre-choix des parents en matière d’activité professionnelle sont essentielles : elles sont de la responsabilité des pouvoirs publics et de celle des employeurs. Aider à cette harmonisation c’est faciliter l’organisation matérielle des parents, faire en sorte que le travail ne soit pas un obstacle mais un facteur d’épanouissement. Par ailleurs, la politique familiale a également été un facteur d’attractivité salariale avant de devenir une charge et d’être accusée d’alourdir le coût du travail. Elle remplit, enfin, un rôle important en matière d’employabilité future par l’investissement des familles dans les études de leurs enfants tout autant qu’en leur donnant un cadre stable qui favorise le développement de personnes autonomes et responsables.

Resserrer le lien entre politique familiale et emploi, c’est, enfin, accepter d’ouvrir une réflexion sur le financement de la politique familiale : pour revenir à la clarté du fonctionnement originaire, un financement par le monde du travail et un financement par l’impôt pourraient être distingués. Les masses financières en jeu montrent que des possibilités réelles existent en la matière.

 Les AFC ont formulé des propositions en ce sens :

-       Revaloriser le travail (réduction du coût de la main d’œuvre, améliorer l’emploi des seniors…).

 -       Libérer les capacités de la France à susciter une croissance économique durable et créatrice d’emplois.

 -       Distinguer les modalités de financement des mesures de politique sociale de celles des mesures de politique familiale, les unes relevant de la solidarité nationale, les autres devant demeurer au niveau de la solidarité entre actifs, parmi les cotisations sociales. Une vigilance particulière est nécessaire dans le contexte actuel de l’examen de possibles relais de financement des mesures aujourd’hui financées par les charges sociales et salariales, Il en va de la pérennité de la solidarité horizontale.

 

Politique familiale : le temps n’est-il pas venu d’une ambitieuse refondation ?

Communiqué de presse
Le Premier ministre a installé hier le nouveau Haut Conseil de la Famille (HCF). Dans son intervention, il a indiqué les grandes priorités de la politique familiale française pour les années à venir : revalorisation des aides aux familles les plus modestes, développement des services à la famille, accroissement des solutions d'accueil de jeunes enfants dans les zones en carence, activités périscolaires. Ces priorités sont " à concilier avec l'objectif de ramener la branche famille de la sécurité sociale à l'équilibre en 2016 ".

Pour les Associations Familiales Catholiques, ces priorités ne permettront pas à la politique familiale en France de retrouver sa légitimité et sa lisibilité. Pour atteindre cet objectif, une réflexion d'ensemble doit être menée sur son financement, l'articulation entre les mesures à caractère familial et celles à caractère social, à nouveau confondues jusque dans la lettre de mission du HCF où les aides aux familles sont présentées comme relevant de la " politique sociale ".

Seul un travail d'ampleur permettra de faire de la politique familiale une politique juste, lisible et efficace, c'est-à-dire qui réponde aux besoins des familles et lève les freins pesant sur le choix de fonder une famille, tout en prévenant les situations qui entraînent de fait une inflation préoccupante des interventions à caractère social.

Pour les AFC, les axes à creuser pour conduire une politique familiale dynamique sont :
- préserver et développer les dispositifs de prise en compte de la capacité contributive des familles (quotient familial, complément familial de retraite, progressivité du montant des allocations familiales),
- améliorer l'harmonisation entre vie professionnelle et vie familiale pour créer les conditions d'un véritable libre choix,
- développer les mesures en direction des jeunes, adaptées à leurs besoins, fonction de l'âge,
- pérenniser le financement de la politique familiale et conforter sa légitimité d'abord en revalorisant le travail, ensuite en adaptant les financements de la politique sociale et de la politique familiale à leurs objectifs respectifs : la première relève de la solidarité nationale, la seconde de la solidarité entre actifs.

Les AFC, membres du HCF, ont fait des propositions en ce sens, exposées notamment dans leur vade-mecum Reconstruire la politique familiale, publié en novembre 2012. Elles sont disposées à apporter toute leur contribution aux travaux à venir, notamment en étant force de proposition aux côtés du président du HCF, en coordination avec les autres membres.