Mar05212013

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Pouvoir d'achat des familles en baisse et des inquiétudes pour 2013 !

Une enquête de 60 millions de consommateurs

D’après un sondage réalisé par 60 millions de consommateurs, la majorité des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2012 et qu’il diminuera davantage en 2013.

Une enquête publiée par le magazine 60 millions de consommateurs révèle que 79 % des Français constatent que leur pouvoir d’achat a diminué en 2012 et 77 % s’attendent à une nouvelle baisse en 2013.

Des chiffres qui décrivent une réalité économique difficile se traduisant par la première baisse du pouvoir d’achat en France depuis 30 ans !

D’après le sondage réalisé par Mediaprism, les Français mettent en avant l’augmentation : des prix de l’énergie (85,6 %), des produits de grande consommation (72,9 %), des impôts et des taxes (71,6 %), du prix de l’essence (69,5 %).

Un Français sur quatre déclare avoir "de plus en plus de mal à joindre les deux bouts en fin de mois", un chiffre qui monte à 48,4 % pour les personnes ayant un revenu inférieur à 1.500 euros par mois.

Ils sont aussi 40 % à "avoir supprimé certaines dépenses et se priver plus qu’avant".  C’est ainsi que 70% des sondés font plus attention aux gestes simples de la vie quotidienne qui leur permettent de faire des économies, comme limiter leur consommation d’électricité ou adopter une conduite automobile moins gourmande en énergie.

Plus inquiétant encore, ils sont de plus en plus nombreux à devoir couper dans les dépenses essentielles : un tiers des personnes gagnant moins du SMIC comptent ainsi réduire leurs dépenses de santé

"L’heure n’est plus aux petits ajustements, elle est aux remises en cause plus drastiques. Les Français ont déjà réduit leurs achats plaisir, leurs dépenses inutiles, en 2013, ils vont resserrer leur ceinture d’un nouveau cran et taper dans l’essentiel", explique Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs.

Plus de résultats sur www.60millions-mag.com en saisissant le code 48264 dans le cadre Web+

Fichier positif : les AFC participent à la consultation publique

Lors de son discours de clôture de la conférence de lutte contre la pauvreté en décembre, Le premier ministre a annoncé la mise en place d’un fichier positif. Ce registre a vocation à centraliser les données relatives aux crédits de ménages, facilitant la vérification de la solvabilité d’un particulier souhaitant signer un nouveau crédit.

La CNAFC se réjouit de l’annonce de cette mesure qu’elle a toujours soutenue, notamment lors de l’audition devant le sénat en juillet 2012. Elle considère ce dispositif comme un outil bénéfique en vue de prévenir le surendettement.

Elle vient de répondre à la consultation publique sur la création de ce fichier. Si elle se félicite que les pouvoirs publics prévoient une loi pour instaurer le fichier positif, dans ses réponses, elle recommande un projet simple d’utilisation et de conception, ce qui permettrait des économies non négligeables. Elle insiste également sur la protection du consommateur dans l’utilisation de ce fichier.

Ce fichier, dont le bien-fondé suscite de fortes divisions au sein de la classe politique et des associations, sera créé dans le cadre d'une loi sur la consommation, prévue au printemps 2013.

la France va elle avoir son fichier positif ?

Au cours de la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le Premier Ministre vient d’annoncer la création d’un registre national des crédits des particuliers, dans le cadre de la prochaine loi sur la protection du consommateur prévue pour début 2013.

 La CNAFC avait été auditionnée au Sénat en juillet sur ce sujet et se félicite de cette décision.

 La CNAFC est depuis toujours pour favorable au fichier positif. Celui-ci répond à l’un de ses objectifs de toujours, qui est la défense des personnes et des familles en situation difficile et en particulier sur le plan financier. La création du registre des crédits devrait également permettre la responsabilisation des banques par la loi à condition que le recouvrement juridique ne puisse avoir lieu si le prêteur l’a fait malgré le fichier.