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Fin de vie

Et je choisis de vivre

Un documentaire de Nans Thomassey et Damien Boyer qui raconte le voyage initiatique dans la Drôme d’Amande, trente ans, qui a perdu son petit garçon âgé de 1 an. Elle part avec son ami Nans à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont, comme elle, vécu la perte d’un enfant. L’expérience de chacun des témoins du film, croyant ou non, est une nouvelle clé pour traverser le deuil. Leurs témoignages lui redonnent espoir.

La CNAFC a vu ce film bouleversant et lumineux qui parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d’un nouvel élan de vie.

Sortie en salles le 5 juin.

L’équipe du film a été plus loin pour aider chacun à mieux traverser le deuil, sujet qui reste tabou en France. Le jour de la sortie officielle du film, une plateforme, mieux-traverser-le-deuil.fr, a été mise en service pour accompagner la personne endeuillée et son entourage à travers des articles, un répertoire d’associations, l’accès à des thérapeutes certifiés.

Le film : https://etjechoisisdevivre.com/le-film/

film et je choisis de vivreCrédit image : etjechoisisdevivre.com

Communiqué de presse - « Affaire Vincent Lambert » : quelle société voulons-nous ?

Comitedesoutien VincentLambertLe médecin en charge de Monsieur Vincent Lambert annonce qu’il va, à compter du 20 mai prochain, mettre fin à sa vie en suspendant son alimentation et son hydratation. Vincent Lambert est une personne handicapée en état pauci relationnel. Il n’est pas en fin de vie.

Cette « affaire Vincent Lambert » ne peut pas ne pas nous interroger à l’heure où nous révisons nos lois de bioéthique. Voulons-nous une société régie par la « culture du déchet, qui consiste à trier les êtres humains en fonction de leur utilité à la société de consommation », selon l’expression du Pape François, ou une société qui prend soin des plus fragiles de ses membres ?

Pouvons-nous continuer de soutenir, avec la loi Claeys-Leonetti, que « la nutrition et l'hydratation artificielles » sont des soins qu’il serait possible de suspendre ? Dans sa généralité, cette disposition est potentiellement euthanasique, ainsi que le rappelle le professeur d’éthique médicale Emmanuel HIRSCH qui estime que « donner la mort à un homme en état végétatif serait un dernier pas vers la légalisation de l’euthanasie »

La vie d’un homme, même dans son extrême fragilité, peut-elle dépendre du regard et du vouloir d’une partie de sa famille, entrainant, de plus, le risque de fracturer douloureusement cette famille ? La dignité de chaque personne humaine est-elle relative à sa capacité de relation ?  Les Associations Familiales Catholiques s’alarment de ce droit à mettre fin, légalement, à la vie d’un homme diminué.

De plus, elles restent interdites de constater que la République française ose faire fi des mesures provisoires prises par le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH) qui la lient dans l’attente de la décision de ce Comité.

Pour les Associations Familiales Catholiques, les décisions qui seront prises dans les prochains jours sont d’une extrême gravité :

Il en va de la vie d’une personne humaine.
Il en va d’une certaine idée de l’homme, de sa dignité intrinsèque et inconditionnelle.
Il en va d’une certaine idée de la société qui doit, toujours, se porter au chevet des plus vulnérables.
Il en va d’une certaine idée de la médecine qui doit protéger et prendre soin.
Il en va d’une certaine idée de l’engagement qui impose à la France de respecter les conventions internationales qu’elle a ratifiées.

http://www.jesoutiensvincent.com/

Crédit image : www.jesoutiensvincent.com

Vote au CESE sur la fin de vie : les AFC désapprouvent le vote du groupe famille

Communiqué - 27 avril 2018

 
Le mardi 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est prononcé en faveur du développement des soins palliatifs mais aussi de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, en adoptant un avis par 107 voix pour, 18 voix contre et 44 abstentions.
 
Le groupe famille du CESE au sein duquel siègent des militants AFC a voté « pour » l’avis à une large majorité.
 
Les AFC ne doutent ni de leurs convictions, ni de leur désapprobation des propositions en faveur de l'euthanasie puisqu'ils ont courageusement travaillé à la rédaction d’un dissensus (opinion divergente) formellement inscrit dans l’avis. Ils ont aussi dénoncé avec force les mentions « décès naturel » à l'état civil ou « derniers soins » en cas d'euthanasie.
Les AFC estiment néanmoins que ce vote s’est révélé une erreur dans la mesure où, à l’expérience, il fait l’objet d’interprétations contradictoires. D’autant que l’ambiguïté de ces interprétations a été entretenue par la communication du CESE, dont les AFC ont obtenu qu’il la rectifie et rende compte plus loyalement du dissensus qu’il avait tout d’abord occulté. 
  
En particulier, pour beaucoup, la présence de 11 bonnes préconisations en faveur du développement des soins palliatifs et la formulation explicite d’un dissensus sur les préconisations 12, 13 et 14 qui sont favorables à l’euthanasie et au suicide assisté, n’auraient pas dû exonérer de la nécessité de voter contre l’avis dans son ensemble.
Surtout, au-delà d’un vote inapproprié aux interprétations ambiguës, les AFC appellent à garder les yeux d’abord rivés sur la gravité de la situation. Car même si le groupe famille avait voté « contre », les préconisations en faveur de l'euthanasie auraient obtenu une écrasante majorité.
 
L’engagement contre l'euthanasie et pour le développement des soins palliatifs requiert une action ambitieuse et durable d'explication, notamment des points suivants :
- « La dignité est inhérente à la nature humaine. Elle ne dépend pas de l’idée que chacun se fait de lui-même, elle n’est donc pas un principe, mais son respect en est un. »1
- « La légalisation de l’assistance au suicide entrerait en contradiction avec le droit de toute personne à la vie ; elle mettrait en cause un principe anthropologique présent dans tout notre système juridique qui reflète une société́ prioritairement soucieuse de protéger le plus faible » 2 - texte repris du dissensus introduit par les opposants du CESE à l’euthanasie.
- « Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant. Ce choix ne doit pas entrer dans la vie sociale par le biais d’une coopération légale au geste suicidaire. » 3
  
Les AFC redisent inlassablement que chacun doit pouvoir être assuré que la main qui le soigne ne peut être une main qui donne la mort. 
 
1 Avis du CESE, Déclaration du groupe de l’UNAF, avril 2018
2 Avis du CESE, Texte du dissensus du groupe de l’UNAF, avril 2018
3 Fin de vie, oui à l’urgence de la fraternité ! Déclaration de la Conférence des Evêques de France, avril 2018
 

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