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Délit d’entrave à l’IVG : l’idéologie à marche forcée !

Communiqué de presse :

stockvault femme enceinteAu terme d’une procédure hâtive, l’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui la proposition de loi soutenue par le Gouvernement relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse.

Le texte crée un véritable délit d’opinion d’autant plus dangereux que sa formulation est floue et extensible :
[…] notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques et les conséquences médicales d’une IVG.

Le témoignage, douloureux, d’une femme ayant avorté sur un site internet, sera-t-il demain délictueux ?

L’affirmation, dans une réunion publique, selon laquelle un avortement est « l’arrêt d’un processus de vie », qui ne souffre pourtant aucune contestation sérieuse, sera-t-elle considérée comme l’a laissé entendre, à l’Assemblée nationale, la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, « un discours culpabilisant et dissuasif » et, partant, délictueux ?

Le rappel des termes exprès de l’article 16 du Code civil selon lequel « la loi […] garantit le respect de l’être humain dès le commencement de la vie » sera-t-il, demain, sanctionné ?

Et pourra-t-on, demain, librement citer Simone Veil, elle-même, disant que « l’avortement […] reste un échec quand il n’est pas un drame » ou qu’il s’agit d’un acte « qu’il convient d’éviter à tout prix » sans crainte d’être dénoncé par la police de la pensée et poursuivi ?

Ce n’est ni en niant les faits, ni en les maquillant derrière des acronymes ou un discours idéologique, ni en bâillonnant la liberté d’expression que l’on diminuera le nombre, très élevé, d’avortements en France (200 000 par an) et que l’on portera soutien et assistance aux femmes.

Souvenons-nous qu’il fut un temps où exista un délit de provocation à l’IVG (institué par la loi Veil et supprimé en 2001) et qu’il existe, désormais, un délit, vaste et flou, de dissuasion à l’IVG… L’inversion est donc totale.

C’est un jour sombre pour le droit à la vie, c’est un jour noir pour la liberté d’expression, indice de l’état de santé d’une société pluraliste et démocratique.

Dans un contexte électoral aux enjeux forts, les AFC appellent avec insistance au courage politique et à une prise en compte de l'avortement comme un problème de santé publique à part entière, et demandent à ce qu'à partir d'études sur les facteurs de risque, soient mises en place des politiques de prévention efficaces.

Gleeden : il est licite de s’affranchir de la loi !

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Marche pour la vie le 22 janvier : redire que l'IVG est une impasse !

Fotolia avortementCommuniqué de presse

Le Gouvernement déploie progressivement depuis 2014 une politique du « tout avortement » :

  • Suppression de la condition de détresse : aout 2014
  • L’IVG devient un droit fondamental : novembre 2014
  • Suppression du délai de réflexion : avril 2015
  • Parcours IVG remboursé à 100 % : avril 2016
  • Projet de loi instituant le délit d’entrave numérique à l’IVG : novembre 2016

L’objectif du Gouvernement serait-il donc de faire de l’avortement une issue normale d’une grossesse ?


Les Associations Familiales Catholiques (AFC) s’insurgent contre ces mesures idéologiques qui bâillonent la liberté d’expression et portent gravement atteinte à la liberté de conscience des femmes, et ce alors que 72% des Français pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l’IVG et 89% pensent que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre (Sondage IFOP « Les Français et l’IVG », septembre 2016).


Est-ce en libéralisant et en poussant les femmes à avorter qu’on va résoudre ces inquiétudes et ces attentes si largement partagées ? « La meilleure IVG est celle que l'on n'a pas eu besoin de faire » (Pr Israël Nisand, Le Figaro, 30.11.2016).


Les AFC s’inquiètent de la banalisation de l’IVG tout autant que du fait qu’il n’est jamais question des alternatives à l’IVG, qui conditionnent pourtant l’existence même d’un choix.


Par ailleurs, les AFC rappellent que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité : seule une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle est susceptible de faire régresser l'avortement. Les AFC poursuivent leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation affective et sexuelle.


Dans ce contexte, les AFC voient des raisons supplémentaires cette année encore de participer à la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 22 janvier prochain.

Congé des aidants familiaux : vers plus de souplesse

Famille cellule pauvrete Un congé plus souple pour les aidants

Le congé de proche aidant pour les salariés du secteur privé, justifiant d'une ancienneté minimale d'au moins 1 an dans l'entreprise, est entré en vigueur le 1er janvier 2017. Il remplace le « congé de soutien familial » et devrait permettre une meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale par la prise d’un congé sans solde d’une durée de trois mois renouvelable une fois, et s’ouvre à des salariés qui n’ont pas obligatoirement un lien de parenté avec la personne soutenue.
Qui peut en bénéficier ?
Pour pouvoir y prétendre, ce proche doit être reconnu handicapé à 80 % ou plus, ou pour les personnes âgées, relever d’un classement "GIR" de niveau 1,2 ou 3. Jusqu’à présent, seuls les deux premiers niveaux de cette grille de perte de niveau d’autonomie ouvraient droit au congé.

Comment fonctionne-t-il ?

Il s’agit d’un congé non rémunéré à l’issue duquel le salarié doit retrouver son emploi, ou un emploi similaire, et sa rémunération.
La durée initiale est de trois mois maximum mais il est renouvelable plusieurs fois, dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière.
Le congé peut être facilement fractionné, jusqu’à être pris par périodes d’une journée. Si l’employeur donne son accord, il peut aussi être transformé en période d’activité à temps partiel.

Comment l’obtenir ?

Il suffit de faire la demande à son employeur au moins un mois à l’avance. Toutefois, le congé débute sans délai s'il est justifié par :
•    une urgence liée notamment à une dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée (attestée par certificat médical),
•    une situation de crise nécessitant une action urgente du salarié,
•    ou la cessation brutale de l'hébergement en établissement dont bénéficiait la personne aidée (attestée par le responsable de l'établissement).

Un envoi par lettre recommandée avec avis de réception est recommandé.

Le salarié doit fournir :
-    Un document attestant de la situation médicale du proche aidé
-    Une déclaration sur l’honneur pour attester du lien avec la personne aidée
-    Une déclaration sur l’honneur pour attester ne pas avoir bénéficié d’un tel congé au cours de sa carrière.

Si le salarié remplit les critères, ce congé ne peut lui être refusé.


https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16920

Actualités des familles La Croix