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Congé des aidants familiaux : vers plus de souplesse

Famille cellule pauvrete Un congé plus souple pour les aidants

Le congé de proche aidant pour les salariés du secteur privé, justifiant d'une ancienneté minimale d'au moins 1 an dans l'entreprise, est entré en vigueur le 1er janvier 2017. Il remplace le « congé de soutien familial » et devrait permettre une meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale par la prise d’un congé sans solde d’une durée de trois mois renouvelable une fois, et s’ouvre à des salariés qui n’ont pas obligatoirement un lien de parenté avec la personne soutenue.
Qui peut en bénéficier ?
Pour pouvoir y prétendre, ce proche doit être reconnu handicapé à 80 % ou plus, ou pour les personnes âgées, relever d’un classement "GIR" de niveau 1,2 ou 3. Jusqu’à présent, seuls les deux premiers niveaux de cette grille de perte de niveau d’autonomie ouvraient droit au congé.

Comment fonctionne-t-il ?

Il s’agit d’un congé non rémunéré à l’issue duquel le salarié doit retrouver son emploi, ou un emploi similaire, et sa rémunération.
La durée initiale est de trois mois maximum mais il est renouvelable plusieurs fois, dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière.
Le congé peut être facilement fractionné, jusqu’à être pris par périodes d’une journée. Si l’employeur donne son accord, il peut aussi être transformé en période d’activité à temps partiel.

Comment l’obtenir ?

Il suffit de faire la demande à son employeur au moins un mois à l’avance. Toutefois, le congé débute sans délai s'il est justifié par :
•    une urgence liée notamment à une dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée (attestée par certificat médical),
•    une situation de crise nécessitant une action urgente du salarié,
•    ou la cessation brutale de l'hébergement en établissement dont bénéficiait la personne aidée (attestée par le responsable de l'établissement).

Un envoi par lettre recommandée avec avis de réception est recommandé.

Le salarié doit fournir :
-    Un document attestant de la situation médicale du proche aidé
-    Une déclaration sur l’honneur pour attester du lien avec la personne aidée
-    Une déclaration sur l’honneur pour attester ne pas avoir bénéficié d’un tel congé au cours de sa carrière.

Si le salarié remplit les critères, ce congé ne peut lui être refusé.


https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16920

L'AVORTEMENT, ISSUE NORMALE D'UNE GROSSESSE ?

logoCommuniqué AFC

Demain, jeudi 1er décembre, sera débattue à l'Assemblée Nationale la proposition de loi du groupe socialiste faisant suite à l'initiative de Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, qui considère que faire état sur internet des risques liés à l'avortement et proposer d'autres voies que celle de l'IVG est un "délit d'entrave numérique", passible de 30 000€ d'amende et de 2 ans de prison.

Cette proposition de loi vise les sites internet qui présentent des alternatives à l'avortement, et proposent des lieux d'écoute et d'information sur les conséquences d'un avortement, à rebours du "tout avortement" déployé progressivement depuis 2014 :

  • L'IVG devient un droit fondamental : novembre 2014.
  • Suppression de la condition de détresse : août 2014
  • Suppression du délai de réflexion : avril 2015
  • IVG remboursée à 100% : avril 2016

L'objectif du Gouvernement serait-il donc de faire de l'avortement l'issue normale d'une grossesse ?

Les Associations Familiales Catholiques s'insurgent, comme elles l'ont déjà fait, contre cette proposition de loi idéologique qui bâillone la liberté d'expression et porte gravement atteinte à la liberté de conscience des femmes.

Or, les Français et les professionnels de santé s'alarment du nombre toujours très élevé d'IVG. Est-ce en libéralisant et en poussant les femmes à avorter qu'on va résoudre ce problème ? Comme le dit le Pr Israël Nisand dans Le Figaro d'aujourd'hui, "la meilleure IVG est celle que l'on n'a pas eu besoin de faire".

Faut-il également rappeler à Madame Rossignol qu'un très récent sondage IFOP "Les Français et l'IVG" (septembre 2016) révèle que 72% des Français pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l'IVG et 89% pensent que l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre ?

L'existence et le succès de ces sites internet sont la preuve que la propagande officielle du "tout avortement" ne répond pas aux besoins des femmes. Confronté à cet échec, le Gouvernement déploie une réaction de faible, en cherchant à bâillonner la liberté d'expression et en menant un combat idéologique et inefficace, dont on peut même penser qu'il aurait des visées électoralistes dans le contexte politique actuel.

Les AFC considèrent que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel, c'est-à-dire en étudiant les facteurs de risque et en luttant contre ces mêmes facteurs de risque.

Campagne anti-VIH : Lettre à Marisol Touraine

logo afc horizontalSuite à leur Communiqué de presse vendredi dernier pour réagir à la campagne anti-VIH qui s’affiche en ce moment dans la plupart des communes en France, exhibant des slogans indécents attribués aux personnes homosexuelles, la Confédération des AFC a écrit à Madame Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

Vous pouvez lire et télécharger cette lettre en cliquant ici.

Conjointement, de nombreuses AFC se sont mobilisées et ont pris contact avec leurs maires.

Les AFC tiennent, à ce stade de la polémique, rappeler que leur réaction à cette campagne ne concernent en aucun cas la stigmatisation des personnes homosexuelles.
Au contraire, les AFC s’étonnent que personne ne réagisse à des slogans qui dévalorisent les relations et l’affectivité des personnes homosexuelles, qui semblent réduites à des pratiques instables et donc dangereuses d’un point de vue sanitaire et médical.

Par ailleurs, les AFC s’étonnent, puisque c’est une campagne contre le Sida, que seuls les homosexuels soient mis en avant : les relations hétérosexuelles passagères ne sont-elles pas elles aussi à risque ?
La ministre des Affaires sociales et de la Santé elle-même était d’ailleurs opposée, au départ, que soit diffusée cette campagne, en outre pour ces raisons.
Pourquoi avoir choisi de ne montrer que des hommes, si ce n’est uniquement pour répondre à la pression de lobbys ?
L’argument sanitaire et préventif de cette campagne apparaît , au vu de ce contexte, fragile, voire fallacieux.

Les AFC regrettent que, pour diffuser une campagne de prévention contre le Sida, la mise en scène choisie ait été résolument idéologique et polémique, mettant de côté l’aspect affectif, relationnel et durable de toute relation conjugale.

Quand le Gouvernement impose sa propagande indécente au cœur du repas familial !

Communiqué de presse

Depuis quelques jours fleurissent partout en France des affiches d'une campagne menée par Santé Publique France, l'agence du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, sur la prévention du risque sanitaire lié au "Sexe entre hommes". Les divers supports visuels présentent deux hommes s'enlaçant, et les messages "Avec un amant, un ami, un inconnu" ou "Coup de foudre, coup d'essai, coup d'un soir", par exemple.

Les AFC s'indignent de cette campagne de proximité dont le message contrevient à l'article R 624-2 du Code Pénal, prévoyant que "le fait de diffuser sur la voie publique ou dans des lieux publics des messages contraires à la décence est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe". De fait, ces affiches s'imposent sur le chemin de l'école, sans se soucier de l'appréciation par les parents de la sensibilité des enfants. Et on se voit contraint brusquement à aborder en famille le sujet des pratiques homosexuelles masculines, tant sexuelles que comportementales.

D'autre part, cette campagne donne une image dévalorisante des personnes homosexuelles, qui semblent réduites à des pratiques sexuelles pulsionnelles et instables, et toujours dangereuses.

Mais surtout, la large diffusion de cette campagne de prévention sanitaire ciblée dans l'espace public sera sans doute très inefficace puisqu'elle envoie un message dédié à une population restreinte et parfaitement identifiée, disposant de ses propres relais médiatiques. Une telle approche suggère que la priorité du Gouvernement est en réalité la propagande idéologique.

Les AFC regrettent profondément que la ministre des Affaires Sociales et de la Santé semble avoir cédé, malgré pourtant les réticences de sa propre administration, à certaines pressions dont se prévalent des milieux homosexuels militants.

Les AFC demandent aussi aux maires des communes de France de prendre leurs responsabilités en faisant retirer ces affiches qui troublent et indignent les familles tout en dévalorisant l'image des personnes homosexuelles.


Comment agir?

Si cette campagne avait lieu aussi dans votre ville, vous pouvez prendre contact très vite avec votre maire ou vos services municipaux pour leur demander de retirer les visuels de cette campagne, en utilisant les arguments développés dans ce communiqué.

Actualités des familles La Croix