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Vie affective et sexuelle

Contraception, avortement : toujours plus !

Gratuité de la contraception et de l'avortementMarisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales, vient d’annoncer que, suite au vote en octobre dernier, le remboursement à 100% de l'interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes et la contraception gratuite pour les mineures, entreraient en vigueur le 31 mars prochain. Elle a expliqué que ces mesures avaient été prises au nom de « l’accès au droit [à disposer librement de son corps] » et du combat pour l’égalité.

Dans le prolongement de leurs actions antérieures, les Associations Familiales Catholiques (AFC) ont exprimé par courrier au ministre leur grave préoccupation par rapport à ces dispositions.

Elles ont, une nouvelle fois, rappelé que la promotion croissante de la contraception ne peut pas constituer une solution aux difficultés que les femmes, et notamment celles qui sont mineures, peuvent rencontrer face à une grossesse. En effet, la diffusion, croissante, de la contraception ne fasse pas régresser le nombre d’avortements montre que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité qui nous semblent procéder de la même logique que celle des pistes envisagées par le ministère.

Pour les AFC, seule une véritable éducation à l'Amour est susceptible de faire régresser l'avortement et représente l’action efficace de prévention que vous appelez de vos vœux.

Il est frappant de constater que, avec ces mesures, les pères et mères se trouvent, une nouvelle fois, contournés d’office ce qui pose avec une acuité supplémentaire la question de savoir s’ils sont encore, sur ce sujet de l’éducation affective et sexuelle notamment, les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants. Pourtant, compte tenu de l’ampleur de la tâche éducative à accomplir, ils ont plus que jamais besoin d’être confortés dans leur vocation et d’être soutenus pour aborder ces graves questions.

On notera enfin le coût d’une telle mesure, plusieurs millions d’euros chaque année, alors même que le Gouvernement cherche à faire des économies.

 

 

 

Pilule gratuite pour les adolescentes : un bon investissement ou un signal très négatif ?

Marisol Touraine, ministre de la Santé, souhaite, dans le cadre de la réforme budgétaire de la Sécurité Sociale, que la pilule contraceptive soit désormais gratuite pour les mineures de 15 – 18 ans.

Une nouvelle annonce « surprenante », dans la continuité de celle du remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Parallèlement, on apprend une augmentation des taxes et des contributions... La logique – économique – s'y perd, d'autant plus lorsque le déficit des comptes de la Sécurité sociale n'est plus à prouver. La logique, éducative, suscite également de graves interrogations. Cette disposition est de fait particulièrement inadaptée pour plusieurs raisons.

L'enjeu de la question de la prévention des « grossesses non désirées » (qui semble être l'objectif affiché de la mesure) est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Pour l'atteindre, il convient de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même d'enrayer de manière durable le problème des IVG croissantes chez les adolescentes. La mesure annoncée par Madame Touraine ne permettra donc pas de répondre effectivement aux impasses dans lesquelles peuvent se retrouver un nombre important d'adolescentes, ni, par conséquent, d'évincer le coût – moral et financier – engendré par une sexualité précoce.

Par ailleurs, et toujours pour mettre en œuvre des mesures efficaces, plutôt que de mettre en œuvre une gratuité de la contraception, il serait utile d'étudier les populations de jeunes filles qui démarrent une grossesse, d'identifier des facteurs de risque et de lutter contre ceux-ci.

Pour les AFC, la cause principale du nombre élevé de grossesses chez les mineures réside dans les visions limitées et incomplètes de la sexualité qui circulent aujourd'hui dans la société. Pour beaucoup d'adolescents, en effet, la pornographie tient lieu de référence en matière de sexualité. Cette dimension est soulignée de façon récurrente maintenant par de nombreux rapports officiels.

Développer une véritable éducation affective et sexuelle de leurs enfants doit aller de pair avec le souci d'aider les parents à accomplir leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants dans ce domaine aussi, plutôt que de les démissionner d'office en proposant un accès gratuit, et donc libre, à la contraception pour les mineures.

Remboursement des IVG : il est des symboles lourds de sens

Présenté récemment, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale comporte, en même temps qu'une augmentation des taxes et des contributions, le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Une initiative stratégiquement surprenante, au plan économique et humain, devant un déficit des comptes de la Sécurité sociale endémique.

En effet, cette mesure implique un surcoût de 31,7 millions d'euros pour la prise en charge à 100% des IVG (13,5 millions d'euros) ainsi que la « revalorisation du tarif des IVG en vigueur, pour 'les mettre en cohérence avec les coûts réels des établissements et garantir un accompagnement suffisant des femmes' ». Cette disposition est particulièrement inadaptée pour deux raisons majeures. D'une part, elle ne permettra pas de répondre effectivement à la souffrance des femmes enceintes en difficulté, et n'évincera donc pas le coût engendré par la multiplication des IVG. De plus, sans répondre à aucune demande, puisque mutuelle et couverture social permettent déjà de couvrir les frais engagés pour un IVG dans la plupart des cas, cette décision semble ne répondre qu'à une volonté de banaliser encore un acte dont les conséquences sur celles qui l'ont subi commencent à être étudiées et connues.

D'autre part, la maîtrise des dépenses passera par une hausse de taxes que porteront actifs mais aussi retraités. Certaines mesures pénaliseront également directement les familles, notamment la fin de la possibilité offerte aux familles de payer les cotisations sociales pour leur salarié à domicile sur la base d'un forfait. Cette mesure concernera environ 500 000 familles, et devrait permettre de rapporter 500 millions de cotisations supplémentaires. Est-il juste de laisser penser que l'on souhaite amortir le coût de l'avortement en augmentant les charges sur les familles ?

Campagne d'information sur la contraception : quelles alternatives ?

Communiqué de presse
L'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES) lance aujourd'hui, mercredi 26 septembre, une campagne d'information sur la contraception, destinée particulièrement aux adolescents.

 
En lançant cette campagne, l'INPES pointe une nouvelle fois le paradoxe français : non-recul du nombre de grossesses " non-prévues " alors que " la France est l'un des pays les plus avancés en Europe en ce qui concerne la contraception". 91% des femmes en âge de procréer ont une contraception.

 
Les Associations Familiales Catholiques (AFC) tiennent à rappeler que le moyen proposé ne permettra pas de résoudre le problème soulevé.

En effet, l'enjeu de la question est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même de remédier de manière durable au " problème du manque d'adéquation entre le contraceptif et la vie affective et sexuelle " souligné par l'INPES.

Par ailleurs, plutôt que de mettre toutes nos adolescentes sous contraceptifs, il serait utile d'étudier les populations de jeunes filles qui démarrent une grossesse, d'identifier des facteurs de risque et de lutter contre ceux-ci.

D'autre part, pour les AFC, la cause principale du nombre élevé de grossesses chez les mineures réside dans les visions limitées et incomplètes de la sexualité qui circulent aujourd'hui dans la société. Pour beaucoup d'adolescents, en effet, la pornographie tient lieu de référence en matière de sexualité. Cette dimension est soulignée de façon récurrente maintenant par de nombreux rapports officiels.
 
Pour les AFC, développer une véritable éducation affective et sexuelle de leurs enfants doit aller de pair avec le souci d'aider les parents à accomplir leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants dans ce domaine aussi, plutôt que de les démissionner d'office en proposant un accès libre, anonyme, gratuit à la contraception pour les mineures.  

Le sommet de la contraception

Le mercredi 11 juillet dernier se tenait à Londres un sommet international sur le planning familial consacré à l'accès à la contraception dans le monde.

De nombreux gouvernements et ONG, en partenariat avec l'Agence des Nations Unies pour la Population (UNFA) ont estimé que le contrôle des naissances relevait, particulièrement dans les pays en voie de développement, d'une « urgence humanitaire », selon les termes de Philippe Lévêque, directeur général de CARE France, au même titre que l'aide alimentaire.

Le choix de la seule pratique contraceptive peut-elle entraver l'ampleur des difficultés évoquées lors de cette rencontre ?

Ces situations montrent la nécessité de mettre en œuvre de véritables moyens pour prendre en compte la « souffrance » des femmes enceintes et en difficulté, et y apporter une réponse effective et éducative, en faisant des propositions plus larges pour le développement d'une culture de vie dans ces pays. L'enjeu de la question à laquelle est censé répondre ce sommet est bel et bien éducatif. Il ne consiste pas d'abord, comme le suggèrent les participants de résumer la sexualité à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle. Parallèlement, les AFC appellent à un soutien déterminé pour le développement des dispositifs d'aide aux mères en difficultés.

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