Euthanasie : La mort ne saurait en aucun cas être une réponse à la souffrance
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20 Jan 2011
- Publié le jeudi 20 janvier 2011 09:33
Cette création apportait alors une réponse concrète à la solitude que peuvent connaître les personnes confrontées à ces situations et permettait de reconnaître la valeur des solidarités qui se développent au sein de la famille entre les générations.
Pour la CNAFC, le soutien à la vie exprimé par la mise en place de ce congé confirmait la nécessité de développer les soins palliatifs en France.
1 an après, que se passe-t-il ?
La commission des Affaires Sociales du Sénat vient d'adopter une proposition de loi visant à légaliser la pratique de l'euthanasie en France. Cette adoption permet au texte d'être examiné par l'ensemble des sénateurs.
Pour la CNAFC, le vote en commission constitue un signe très négatif envoyé à ceux qui, de plus en plus nombreux et avec les encouragements des pouvoirs publics, agissent concrètement pour le développement des soins palliatifs dans notre pays.
Pour la CNAFC, l'accompagnement des personnes en fin de vie appelle en effet d'abord des actions de terrain et pas de nouvelles lois et certainement pas des lois qui instaureraient un « droit à mourir ».
la CNAFC rappelle avec force l'indispensable nécessité de développer les unités de soins palliatifs seules à même d'apporter le soulagement psychologique et physique dont ont besoin les personnes en fin de vie. Elle souhaite une mise en œuvre de la loi Leonetti selon laquelle :
- « le médecin est autorisé en dernier recours à utiliser un traitement contre la douleur pouvant provoquer la mort du patient. »
- « Reste interdite l'euthanasie active, c'est-à -dire l'injection d'un produit en vue de provoquer la mort et l'aide au suicide. »
Nous vous signalons cette pétition pour le respect de la dignité humaine : http://www.plusdignelavie.com
Nous vous recommandons également la lecture de l'article d'ALEXANDRA ECHKENAZI dans Le Parisien-Aujourd'hui en France : Des médecins contre l'Euthanasie
L'ordre national des médecins a également réagi dans un communiqué en estimant que "Ce n'est pas d'une nouvelle loi dont nous avons besoin mais [...] d'expliquer et d'appliquer la loi actuelle , de mieux former les médecins et les soignants, de développer les structures de soins palliatifs."
De nombreux évêques francais se sont également exprimés sur cette "barbarie silencieuse".
mise à jour 25/1/11 : La commission des affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a adopté, mardi matin 25 janvier, un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser cette pratique.


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