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Couple

De chair et de parole

coup de coeur

Xavier Lacroix, De chair et de parole. Fonder la famille, Paris, Bayard, 2007

Avec cet ouvrage, Xavier Lacroix poursuit sa réflexion de façon toujours stimulante. Il insiste sur la nécessité d'un discours d'ordre éthique sur la famille, d'une parole « qui appelle et ouvre un horizon ». Si cette parole est nécessaire c'est, rappelle-t-il d'emblée, que les liens familiaux ne sont pas des liens comme les autres : « ils sont le fruit d'une alliance de la chair et de la parole », des liens à instituer, des liens aujourd'hui fragilisés mais célébrés par nos contemporains.
Comme le montre l'auteur, « la réalisation d'une conjugalité aimante et durable, solidaire et personnalisante est une tâche éthique toujours devant nous, individuellement et collectivement ». On comprend alors qu'il conclue en expliquant que deux verbes sont à retenir pour une éthique familiale : demeurer et cheminer. Demeurer parce que la famille a besoin de solides fondations (le mariage, la différence des sexes, l'accueil de la vie comme don et l'appartenance à un plus grand corps). Cheminer parce que la famille ouvre un chemin de vie, une aventure, avec ses joies, ses peines aussi, un chemin dans lequel l'auteur voit un « exode », « chemin hors de » qui serait caractéristique de l'amour « qui est une sortie de soi, un décentrement ».

Le notaire n’est pas le juge

Communiqué de presse

Les AFC tiennent à rappeler que le divorce n’est pas un acte banal, même quand il est demandé par consentement mutuel.
Nicolas Sarkozy a lancé ce mercredi le grand chantier de la réforme de l'Etat en dévoilant près d'une centaine de mesures.

Parmi celles-ci la possible suppression du recours au juge pour les divorces par consentement mutuel afin de désengorger la justice et réduire le coût lié à cette séparation.

Pour les AFC, une telle réforme représenterait une régression importante en matière de protection du plus faible et affaiblirait considérablement la dimension institutionnelle du mariage.

Le notaire n’est ni le juge ni le maire. Remplacer un magistrat par un officier ministériel (agent du pouvoir exécutif auprès des juridictions) banaliserait certainement l’acte.

Le mariage, union d’un homme et d’une femme dans la durée, reposant sur leur engagement public, sert le bien commun et favorise la protection du plus faible au sein du couple. Simplifier d’avantage sa rupture reviendrait à affaiblir sa valeur.

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