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Vie familiale et professionnelle

Un féminisme décomplexé n'est pas incompatible avec la vie de famille

BONHOMMEsmallINTERVIEW D’HELENE BONHOMME
Journée de la femme | #8mars | 2017


Interview
« Un féminisme décomplexé n'est pas incompatible avec la vie de famille »

A l’occasion de la Journée de la Femme, HELENE BONHOMME, auteure de Fabuleuses au foyer et de C'est décidé, je suis fabuleuse - Petit guide de l'imperfection heureuse, a accepté de répondre aux questions des AFC sur le rôle et la place de la femme dans la société, et sur sa vision du féminisme.

Pourquoi rappelez-vous sans cesse aux mamans qu'elles sont fabuleuses ? Quel est leur rôle privilégié dans la famille ?

Métro, boulot, « au dodo », « allez sur le pot », « je comprends rien à mon ado » : les aléas de la vie de famille font bien souvent oublier aux mères qu'elles sont fabuleuses ! Heureusement, le « génie féminin » n'est pas une question de logistique (tant mieux, parce que la majorité d'entre nous ne sommes pas des fées du logis, et parce que le partage des tâches est toujours apprécié - merci à nos fabuleux impliqués !). Ce « génie féminin » dont parlait Jean-Paul II, c'est une sensibilité particulière, un sens de la relation, de la réconciliation, de la protection, de l'amour inconditionnel. Et cette bienveillance toute féminine, nous nous devons de l'offrir non seulement à nos proches, mais avant tout à nous-mêmes.

Quelle est la reconnaissance sociale de la femme aujourd’hui ?

À nos grands-mères, on a dit d'être bobonnes à la maison ; à nos mères, on a dit que tout épanouissement ne pouvait avoir lieu que le plus loin possible du foyer et des réalités familiales. Nous, nous avons la possibilité de tout faire : rendre les meilleurs dossier et diriger la meilleure équipe, mais aussi être à la sortie de l'école à 11h30, tout sourire, et servir des plats maison, bio et locaux à nos enfants. La reconnaissance sociale de la femme aujourd'hui, c'est ce perfectionnisme mensonger qui veut nous faire croire que nous ne pouvons exister qu'en étant parfaite sur tous les fronts. La liberté de tout faire est devenue notre prison.

Quelle est votre vision du féminisme ?

Un féminisme décomplexé qui n'est pas incompatible avec la vie de famille. La révolution sexuelle nous a acquis la liberté de carrière et de planification des naissances : tant mieux ! Mais elle a fait l'impasse sur un constat simple : une majorité de femmes continue à avoir envie de faire des enfants et de s'en occuper. Ma génération veut construire les acquis gagnés par les générations précédentes, mais également affirmer que le couple et la maternité font partie des composantes de nos vies de femmes.

En savoir plus Fabuleusesaufoyer.com : 30 000 mamans / mois
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Le dossier : Cet été, parlons sport !

dossier LVA 166Roland Garros, le Tour de France, l'Euro, les JO… le sport rythme nos médias et notre quotidien plus encore que la politique ou la météo.
Pourtant nos enfants passent la majeure partie de leurs loisirs en position assise, un téléphone ou une tablette à la main, le pouce demeurant le seul membre à se fortifier.

Quelle place donner à la pratique sportive ? Pour quoi faire ?

A l’heure où le web nous éloigne du réel, le sport nous en rapproche. On ne fait pas reset ni reboot pendant un match de tennis ou une marche en montagne. Les points perdus sont perdus, l’erreur de parcours provoque un détour. Le sport apprend les limites, les siennes et celles du monde, il apprend à essayer de les dépasser, il apprend le bonheur de s’être donné à fond.

Le dossier de juillet « Education et sport » est téléchargeable ci-dessous.

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (Dossier Education et sport - LVA 166.pdf)Dossier Education et sport - LVA 166.pdf[ ]4833 Ko

Baromètre des temps de vie 2015 : Un temps pour tout, et plus de temps pour la famille …

temps de travailLors d’une conférence de presse donnée le 2 juin dernier en présence de Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l’autonomie, l’Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE), le Groupe La Poste et l’UNAF ont présenté les résultats du volet « salariés » de l’enquête 2015 sur l’équilibre des temps de vie.

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Allongement des congés en cas de décès d’un proche

Le décès d’un enfant, d’un conjoint ou d’un parent est un moment douloureux pour les familles qui doivent alors faire face à la disparition et à ses conséquences.

Trois ans après le vote des députés en novembre 2011, les sénateurs viennent de valider le texte sur l’allongement du congé décès.
Ayant ajouté un amendement qui inclut les concubins parmi les personnes qui peuvent bénéficier de ce congé, la loi devra repasser devant l’Assemblée Nationale pour être définitivement approuvée.

Ce congé exceptionnel se voit donc étendu à :

  • 10 jours pour le décès d'un enfant à charge, et à 5 jours lorsque l'enfant n'est plus à charge;
  • 5 jours pour le décès du conjoint ou du partenaire de PACS;
  • 5 jours pour le décès du père ou de la mère;
  • 5 jours pour le décès d'un frère ou d'une sœur mineur(e);
  • 3 jours le décès du beau-père ou de la belle-mère.

Cette proposition de loi permet à tous les salariés de bénéficier d’un congé décent dans le cas du décès d’un proche au-delà des conventions existantes et qui ne touchent pas toutes les entreprises.

Rappelons que «Les jours d'absence pour événements familiaux n'entraînent pas de réduction de rémunération. Ils sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel».

Cette seconde lecture repousse d’autant la mise en œuvre de la proposition de loi. Un retard que regrette la CNAFC.

En savoir plus sur le site Vie publique

Congé parental et IVG au cœur de la loi sur l’égalité femme-homme

Hier, mercredi 23 juillet, les parlementaires ont adopté la loi sur l'égalité femme-homme.

Parmi les points novateurs, la réforme du congé parental n'est pas sans soulever de sérieuses questions et semble loin de faire l'unanimité. Une enquête IPSOS / UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) « Les pères et le congé parental » (septembre 2013) révélait déjà que les pères sont loin d'y être favorables. Majoritairement, les pères affirment le bénéfice, et même le besoin, pour la mère de ce temps pour récupérer psychologiquement et physiologiquement de l'accouchement et apporter les soins à l'enfant. Ils appréhendent par ailleurs le risque, réel, de précariser les revenus familiaux, notamment quand ceux-ci sont déjà modestes. De plus, cette réforme augmente le problème des modes de garde, car « comment trouver un assistant maternel ou une crèche pour 6 mois, entre la fin de l'indemnisation et l'entrée en maternelle ? », souligne l'enquête.

En revanche les pères auraient été favorables à un congé parental fractionné, qu'ils auraient alors pu prendre plus tard, à un moment où ils se sentent davantage à leur place et mission de père. Une proposition que les AFC soutiennent depuis plusieurs années déjà, permettant aux parents d'être présents aux différents âges de l'enfant (par exemple, outre à la naissance, à l'adolescence).

Cette réforme, ni adaptée ni souhaitée par les principaux concernés, illustre un problème de méthode de la part du Gouvernement donne l'impression avec cette loi de passer en force ou, en tout cas, de ne pas répondre aux attentes des pères et des mères. Les pères invoquent leur paternité comme complémentarité à la maternité : l'égalité n'est pas l'indifférenciation, contrairement à ce que semble en exprimer la loi qui vient d'être adoptée. « La garde partagée n'est pas une question de parité homme-femme mais une affaire familiale », avait déclaré Madame Bertinotti en septembre 2013. N'en est-il pas de même pour le congé parental ?

Par ailleurs, la loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes modifie substantiellement la législation sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en faisant de cet acte un « droit » à part entière et non plus seulement un recours « en cas de détresse ».

Une telle loi accroît la banalisation de l'IVG, la solitude et la souffrance des femmes qui y sont confrontées et vient encore saper les nécessaires solidarités familiales, sociales qui devraient venir les entourer dans une telle situation. Le Gouvernement a-t-il pris soin de consulter et d'entendre toutes les parties, à commencer par les femmes elles-mêmes, y compris celles qui ont avorté ?

Les AFC s'indignent d'une loi qui fait un pas supplémentaire vers une société où rien n'est fait pour protéger les plus faibles d'entre nous que sont les enfants à naître et où les adultes considèrent la vie humaine de la génération suivante en fonction de leurs désirs.

Elles poursuivent sans relâche leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l'éducation relationnelle, affective et sexuelle.

Baromètre des temps de vie 2014 : Un temps pour tout, et plus de temps pour la famille …

Lors d'une conférence de presse donnée le 10 juin dernier en présence de Laurence Rossignol, Secrétaire d'Etat chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie, l'Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE) et l'UNAF ont présenté les résultats du volet « salariés » de l'enquête 2014 sur l'équilibre des temps de vie.

Le Baromètre OPE interroge les attentes des salariés en termes de conciliation vie professionnelle, vie personnelle et vie familiale. Les résultats de ce sondage réalisé en ligne auprès d'un millier de personnes révèlent l'importance de cette préoccupation pour une grande majorité des salariés (89%), qui disent « manquer de temps » au quotidien pour près des trois-quarts d'entre eux (72%). Ce sentiment est d'autant plus fort chez les parents d'enfants en bas-âge (85%), les mères (82%) et les aidants familiaux (78%).

Il y a une attente forte sur cette question : 69 % des salariés estiment que « leur employeur ne fait pas beaucoup de chose » pour les aider à équilibrer leurs temps de vie, alors que pour 89% d'entre eux cela aurait un impact important sur la performance économique de l'entreprise. Cela se traduit par une remise en question du « présentéisme » (souvent valorisé au détriment de l'efficacité dans le travail) et par un souhait d'aménagement des horaires de travail en fonction des contraintes parentales.

Ces chiffres éclairent un besoin exprimé par la plupart des salariés, notamment les pères et mères, d'avoir plus de temps à consacrer à leur famille. Les employeurs ont tout intérêt à prendre en compte cette demande d'une meilleure harmonisation des temps de vie, pour un mieux-être au travail, source à terme d'une plus grande efficacité économique.

A cet égard les AFC insistent sur la nécessité de mieux harmoniser vie professionnelle et vie familiale, afin de créer les conditions d'un véritable libre-choix pour l'organisation de la vie des familles.

Actualités des familles La Croix