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Elections 2017 : Nathalie Arthaud répond aux AFC

Depuis des mois, les AFC interpellent les candidats à l'élection présidentielle 2017 autour du projet politique des AFC.

Les premiers fruits sont perceptibles, puisque certains candidats reprennent nos propositions ou sont confortés dans leurs convictions.

Aujourd'hui, la réponse de Nathalie Arthaud, candidate de Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle 2017 :

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Europe : arrêt contre la GPA

parlement europeenHier la Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme a rendu un arrêt qui stipule que l’éloignement par les autorités d’un enfant né de GPA et sans lien biologique avec les parents d’intention n’a pas été contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme. Cet arrêt important renforce la protection des enfants concernés par la GPA et la traite d’êtres humains.

Lire le communiqué de la FAFCE

10 questions à se poser avant d'aller voter.

votez1) "Faut-il" aller voter aux primaires ?

2) Pour qui voter aux primaires ?

3) Quelles questions se poser pour choisir un Président de la République ?

4) Comment voter en conscience ?

5) Les AFC vont-elles m'apporter de l'information ?

6) Faut-il s'abstenir si aucun candidat ne correspond à mes attentes, mes critères ?

7) Que penser du "moindre mal" ?

8) Dois-je tenir compte des résultats des sondages ?

9) Dois-je en parler avec mes enfants ?

10) Comment puis-je participer ?


1)     « Faut-il» aller voter aux primaires ?

Si la participation aux scrutins locaux, nationaux ou européens est un devoir civique pour chaque citoyen, ce n’est pas le cas pour les primaires. C’est à chacun de choisir ce qui lui semble le plus judicieux. Il peut apparaître bon de prendre part au débat démocratique de cette manière car ces primaires, à droite ou à gauche, ont une incidence directe sur le choix du candidat à l’élection présidentielle. Pour la primaire de la droite et du centre, les 20 et 27 novembre, il faut s’engager sur l’honneur en signant au moment du vote : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France ». La Primaire de la gauche aura lieu les 22 et 29 janvier 2017. Les votants devront signer une feuille d’émargement affirmant qu’ils se « reconnaissent dans les valeurs de la gauche ».

Tous les renseignements pratiques sur la primaire de la droite et du centre: http://www.primaire2016.org

 

2)     Pour qui voter aux primaires ?

Les AFC ne donnent pas de consignes de vote : elles ne soutiennent pas un parti politique particulier, elles ont pour mission d'éclairer le choix de leurs adhérents. Nous sommes convaincus que les électeurs n'ont pas besoin de consignes de notre part, mais d'informations et d'accompagnement sur le projet politique porté par l'un ou l'autre. Il s'agit là de la mise en œuvre du principe de subsidiarité de la Doctrine Sociale de l'Eglise Catholique, à laquelle nous nous référons explicitement. C’est à partir de ce point de vue que nous vous aiderons à faire votre choix.

Les AFC œuvrent dans le champ du Politique car nous représentons toutes les familles auprès d’élus de toutes tendances. Nos statuts-type prévoient même que l'exercice d'un mandat électif, et même la simple candidature, ne sont pas compatibles avec celui d'une responsabilité statutaire aux AFC (mais pas de l'adhésion à l'association). En effet, non seulement nos adhérents représentent une large diversité de sensibilités politiques qu'il convient de respecter, mais notre crédibilité, notre capacité à porter la voix des familles reposent sur notre indépendance. Nous ne pouvons pas à la fois nous adresser à tous, candidats et électeurs, pour diffuser la Doctrine Sociale de l’Eglise, et nous présenter nous-mêmes ou choisir un camp contre un autre.

Enfin, se lier à tel ou tel candidat peut certes paraître rassurant, mais engagerait sans nuances ni possibilité de retour. Or, nous ne voulons et nous ne pouvons pas nous montrer solidaires de l'intégralité des actions ou prises de position d'un candidat.

Si nous nous prévalons d'une action politique, celle-ci est à comprendre au sens d'un engagement dans la Cité, et non d'une logique partisane.

 

3)     Quelles questions se poser pour choisir un Président de la République ?

-         Que penser de son programme ? Bien sûr, mais pas seulement.

Mais aussi…

-         Que penser de sa vision de la société ? De sa vision de l’Homme ?

-         Que penser de l’homme ou de la femme politique ? Son expérience, sa formation ?

-         Ses qualités personnelles de clairvoyance, de courage, de détermination, de prudence ... ?

-         Sa capacité à s’entourer, à fédérer ?

 

4)      Comment voter en conscience ?

« Le fidèle laïc est appelé à discerner, dans les situations politiques concrètes, les pas qu'il est possible d'accomplir de façon réaliste pour mettre en pratique les principes et les valeurs morales propres à la vie sociale. Ceci exige une méthode de discernement 1188 personnel et communautaire, articulée autour de certains points nodaux: la connaissance des situations, analysées avec l'aide des sciences sociales et des instruments adéquats; la réflexion systématique sur les réalités, à la lumière du message immuable de l'Évangile et de l'enseignement social de l'Église; le discernement des choix tendant à faire évoluer positivement la situation présente. De la profondeur de l'écoute et de l'interprétation de la réalité peuvent naître des choix opérationnels concrets et efficaces; toutefois, il ne faut jamais leur attribuer une valeur absolue, car aucun problème ne peut être résolu de façon définitive: « La foi n'a jamais prétendu enfermer les éléments socio-politiques dans un cadre rigide, ayant conscience que la dimension historique dans laquelle vit l'homme impose de tenir compte de situations imparfaites et souvent en rapide mutation ». Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, §568.

Nous avons déjà mis en ligne les propositions qui nous semblent importantes autour de 7 thèmes : politique familiale, travail, laïcité, école et éducation, famille durable, éthique et écologie de l’homme et espérance. http://www.afc-france.org/elections-2017

La Conférence des Evêques de France a publié en juin dernier des éléments de réflexion de fond qui peuvent aussi aider :

http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/422466-2017-annee-electorale-quelques-elements-de-reflexion 

 

5)     Les AFC vont-elles m’apporter de l’information ?

La Confédération a mis en ligne le 15 novembre un espace dédié aux élections sur son site internet http://www.afc-france.org/elections-2017. Il se concentre pour le moment sur la politique familiale, sur laquelle nous avons interrogé tous les candidats. Jusqu’en mai 2017, celui-ci reprendra les positions des candidats à l’élection présidentielle plus largement sur chacun de nos 7 thèmes. Nous y publierons aussi les réponses aux questions que nous leur poserons ainsi que notre actualité, notre analyse,...

 

6)     Faut-il s’abstenir si aucun candidat ne correspond à mes attentes, mes critères ?

Au nom de l’objection de conscience, certains appellent à s’abstenir ou à voter blanc. Si le champ de l’objection de conscience ne se limite pas seulement à l’inviolabilité de la vie humaine de sa conception à la mort mais s’élargit à l’enseignement de la morale sexuelle dans les écoles publiques, au mariage comme communauté de vie d’un homme et d’une femme, à l’exercice de la liberté de religion dans la vie publique, faut-il l’étendre aussi au vote politique ? Il s’agit d’une démarche grave, elle exige des conditions qui appellent une réflexion parfois difficile. Elle doit être un ultime recours. En effet, ne pas voter car « cela ne sert à rien » ou parce ce l’on ne se reconnaît pas dans les candidats ou la société, peut conduire à s’abstraire de la société : c’est la tentation de « se retirer sur l’Aventin ». Mais nous sommes solidaires des autres hommes, nous formons une communauté, une patrie et la considération du bien commun doit être prépondérante. L’exemple récent du Brexit montre que chaque voix compte et que l’influence du choix peut orienter durablement l’avenir d’un pays.

 

7)     Que penser du « moindre mal » ?

Notre choix peut être déterminé par l’adage : « entre deux maux, il faut choisir le moindre ». Qu’en dit l’Enseignement de l’Eglise ?

« En vérité, s’il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d’éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet d’un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux » (Paul VI, encyclique Humanae vitae nº 14 et Jean-Paul II, encyclique Veritatis splendor nº 80).

Et aussi

« Il faut rappeler les principes généraux sur la coopération à des actions mauvaises. Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques […] en opposition avec la Loi de Dieu. […] Du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal » (encyclique Evangelium vitae nº 74).

Et encore : «Lorsque, dans des domaines et des situations qui renvoient à des exigences éthiques fondamentales, des choix législatifs et politiques contraires aux valeurs et aux principes chrétiens sont proposés ou effectués, le Magistère enseigne que « la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d'encourager par son vote la mise en œuvre d'un programme politique ou d'une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposées à lui». Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, §570.

 

8)     Dois-je tenir compte des résultats des sondages ?

Les sondages ne sont qu’un indicateur. L’exemple récent de l’élection présidentielle américaine montre les limites de l’exercice. La taille de l’échantillon (les abaques donnent l’intervalle de confiance pour un pourcentage donné), la méthodologie utilisée, la formulation ou l’ordre des questions…. ont un impact sur les résultats. Il ne faut ni les surestimer, ni les diaboliser, il ne s’agit que d’outils statistiques, avec leurs limites.

 

9)     Dois-je en parler avec mes enfants ?

Cette étape de la vie de notre pays est une bonne occasion pour expliquer le fonctionnement de nos institutions aux plus jeunes. Avec les plus grands, il sera utile d’échanger sur les questions qui se posent, les forces et les influences en présence, la manière de mûrir un choix en conscience, les éléments de la Doctrine sociale de l’Eglise qui s’appliquent… Ils seront aussi heureux de mettre en perspective ce qu’ils entendent dans les médias ou dans leur entourage et d’apprendre à réfléchir et à débattre sur les questions politiques.

 

10)    Comment puis-je participer ?

Les élections présidentielles seront suivies des élections législatives. De la même manière que les équipes de la Confédération rencontre les candidats à la présidentielle, chaque AFC rencontrera ses candidats à la députation. Vous pouvez rejoindre votre AFC locale, adhérer http://afc-france.org/nous-rejoindre/actions/adherer et proposer de participer à ces rendez-vous qui viseront à leur présenter nos propositions : http://www.afc-france.org/elections-2017

Manifestation du 16 octobre : bravo à toutes les AFC !

Fotolia 75794299 XS"Il faut venir dire à nos politiques, qu’ils soient au pouvoir aujourd’hui ou qu’ils le soient demain, que la famille est une chance !"

C’est par ces mots déterminés que Jean-Marie Andrès, président national des AFC, a conclu son intervention à la tribune place du Trocadéro lors de la manifestation du 16 octobre dernier à Paris.

Largement commentée par les médias, cette mobilisation de masse a démontré une fois de plus l’attachement des Français à la famille. Elle a aussi rappelé aux candidats aux élections de l’an prochain qu’ils ne pourront pas négliger ce sujet fondamental.

Bravo à toutes les AFC qui se sont mobilisées, parfois de loin, pour contribuer à ce grand succès populaire et grossir les rangs de la foule des manifestants!

L’action continue maintenant sur le terrain, au service des familles et auprès des politiques locaux, à qui il faut dire et redire, avec conviction, que quand la famille va bien, la France va mieux !

Voir l'intervention de Jean-Marie Andrès et la retranscription de son discours.

CAP 2017 : ELECTIONS, LES AFC DANS LE DEBAT !

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