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La protection de nos enfants et la télévision : comment agir

Le pictogramme  -❿ protège ENFIN la petite Enfance durant TOUTE la durée du film

Les pictogrammes sont incrustés pendant toute la durée du programme signalisé, y compris depuis le 12 décembre 2012, le pictogramme - ❿ qui, jusqu'à cette date, apparaissait uniquement en début de programme.

RAPPEL : Pour protéger les enfants, des signaux par âges sont apposés sur certains programmes

Chaque programme fait l'objet d'un examen spécifique par les chaînes de télévision. Il n'existe pas de critère unique ni automatique pour décider qu'un programme va être diffusé avec un signal ou pas. De grands principes existent cependant.

-❿ Lorsqu'un programme comporte des scènes qui risquent de choquer les plus jeunes ou lorsque le sujet abordé risque de les perturber. Ils ne peuvent  pas être programmés à l'intérieur des émissions pour la jeunesse mais ils peuvent être diffusés durant la journée.

-⓬ Lorsqu'un programme risque de perturber les repères d'un enfant de moins de  12 ans, notamment parce qu'il recourt de façon systématique et répétée à la violence ou évoque la sexualité adulte. Ces programmes sont diffusés essentiellement après 22 h, mais peuvent l'être ponctuellement après 20 h 30 (les chaînes cinéma et les chaînes de paiement à la séance étant soumises à un régime différent).

-⓰ Lorsqu'un programme risque de perturber les repères des moins de 16 ans, notamment les programmes érotiques ou ceux qui présentent des scènes de violence particulièrement impressionnantes. Ces programmes sont diffusés après 22 h 30 (les chaînes cinéma et les chaînes de paiement à la séance étant soumises à un régime différent)

-⓲ Les films interdits aux moins de18 ans ainsi que les programmes pornographiques ou de très grande violence, réservés à un public adulte averti et qui peuvent nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des moins de 18 ans.

Le CSA vérifie, après la diffusion du programme par la chaîne, la présence du signal lorsqu'il est nécessaire et le choix de l'horaire de diffusion.

Plusieurs démarches simples et indispensables

Il existe par exemple un dispositif de verrouillage automatique pour les programmes déconseillés aux moins de 18 ans. Personnalisez le code parental afin de bloquer l'accès à ces programmes, en évitant les codes que les enfants peuvent facilement essayer, et gardez ce code secret.

Vous pouvez également mettre en place d'autres dispositifs de verrouillage : les nouveaux téléviseurs ou boîtiers ADSL permettent souvent de mettre en place des filtres ou contrôles parentaux par chaînes, horaires ou titres de programmes.

Vous pouvez en cas de plainte sur un programme aller sur le site du CSA  afin de participer à la protection des plus jeunes.

Internet, les enfants et l’éducation : Safer Internet Day 2013

L'édition 2013 du Safer Internet Day est consacrée aux droits et devoirs de la génération connectée. La CNIL et l'UNAF, partenaires de l'événement, s'associent pour sensibiliser les parents à un usage prudent et responsable d'Internet en 10 questions clefs.

En effet, si les enfants et ados sont de grands utilisateurs d'Internet et ceci de plus en plus tôt, nombre d'entre eux ne connaissent pas les droits et les devoirs dans l'univers numérique. Même si la découverte de cet univers se fait souvent à l'extérieur du cadre familial, les parents ont un rôle important à jouer en la matière, et doivent accompagner leurs enfants dans une pratique responsable des outils numériques. Or, si les parents sont eux-mêmes de plus en plus souvent connectés, ils n'ont pas tous connaissance des droits et devoirs qui s'appliquent dans cet espace.

A l'occasion de cet événement, la CNIL et l'UNAF, partenaires du dispositif depuis plusieurs années, proposent donc 10 questions à se poser entre parents et enfants pour un usage responsable du numérique (Peut-on tout dire sur Internet ?, Est-on responsable des publications des autres ?, Existe-t-il un "droit à l'oubli" sur Internet ?...).

La CNAFC partage avec la CNIL et l'UNAF la nécessité de sensibiliser les parents à un usage prudent et responsable d'Internet.Et c'est dans cet esprit qu'elle vient de publier une brochure intitulée 12 questions à se poser sur les réseaux sociaux.

"L'enfant et les écrans" : Un Avis de l'Académie des sciences

Avec L'enfant et les écrans, l'Académie des sciences rend public un Avis, assorti de recommandations, sur les effets de l’utilisation des nouvelles technologies par les enfants.

 L'irruption de l'informatique dans le grand public "a des effets positifs considérables en améliorant tout à la fois l'acquisition des connaissances et des savoir-faire, mais aussi en contribuant à la formation de la pensée et à l'insertion sociale". "Néanmoins il est très vite apparue que l'utilisation souvent démesurée de toutes les modalités d'outils numériques... peut avoir des effets négatifs parfois sérieux".

En se situant dans une démarche de précaution, les académiciens aboutissent, après audition de psychologues, de spécialistes de la cognition et de psychiatres, à des recommandations concrètes pour chaque âge qui sont pondérées et intéressantes.

"De la même façon que les nouveaux aliments introduits dans l'histoire de l'humanité n'ont pas fait disparaître les anciens, mais ont contribué à la diversification de l'alimentation, les nouveaux objets technologiques ne doivent pas être pensés comme pouvant se substituer aux activités ludiques traditionnelles. Ils ne les remplacent pas mais s'y ajoutent". En fait, qu'il s'agisse de jouer ou de se cultiver, les écrans et le numérique ne doivent pas être rejetés ni prendre toute la place. Ils doivent compléter le jeu, la lecture et la culture. L'Académie des sciences préconise l'alternance à tout âge : jouet/console de jeux, télévision/livre, ordinateur/livre...

Les recommandations prennent en considération tous les âges de l'enfance, de la naissance à l'adolescence.

-         Avant même l’âge de 2 ans, toutes les études montrent que les écrans non interactifs (télévision, DVD) n'ont aucun effet positif. Les DVD commercialisés pour les bébés peuvent, au contraire, avoir des effets négatifs : prise de poids, retard de langage, déficit de concentration et d'attention...

En revanche, les tablettes tactiles peuvent contribuer, avec l'aide d'adultes, à l'éveil précoce au monde des écrans.  « Elles sont utiles au développement sensoriel et moteur du bébé, et cela d’autant plus si les parents en accompagnent l’usage. »

-         Chez les 2-6 ans, lorsque l’enfant fait l’apprentissage du dessin, s’amuse à imiter les adultes, certains jeux numériques lui apprennent à distinguer le réel et le virtuel. L’écran mobilise alors son intelligence visuelle, spatiale, narrative et la capacité à décider vite. Dès 4 ans, on peut pratiquer les jeux en société. À l’inverse, il faut éviter l’usage solitaire de l’écran. "Avant 6 ans, la possession d'une console ou d'une tablette personnelle présente plus d'inconvénients que d'avantages", soulignent les auteurs de l'avis.

-         L'école élémentaire est le meilleur lieu pour une première éducation à l’informatique. Une éducation précoce de l'enfant à l'autorégulation est essentielle. De l'avis de Serge Tisseron, mieux vaut fixer à l'enfant un temps donné d'écrans par jour, à charge pour lui de se responsabiliser.

En famille, les logiciels de contrôle parental installés sur l'ordinateur sont une protection nécessaire mais insuffisante. Le climat de confiance entre enfants et parents est essentiel.

L’Académie des sciences est formelle : « Une utilisation pédagogique des outils numériques, à l’école et à la maison, peut provoquer des progrès éducatifs importants. »

-         Chez l’adolescent, les écrans développent une intelligence déductive, des capacités de concentration et de contrôle des émotions. En revanche, un usage trop exclusif d'Internet peut créer une pensée "zapping", trop rapide, superficielle, et fluide, appauvrissant la mémoire et les capacités de synthèse personnelle et d'intériorité. L'apparition de somnolence et de difficultés de concentration, ainsi qu'une baisse des résultats scolaires doivent alerter les parents sur les usages nocturnes excessifs.

Etablir des règles claires sur le temps accordé aux écrans est indispensable. Parler avec l'adolescent de ce qu'il voit et fait sur les écrans l'aide à développer son sens critique. La maturation cérébrale n'étant pas achevée, l'éducation et le contrôle des parents sont essentiels.

 Les pères et mères, l'école doivent jouer un rôle pour apprendre et encourager les bonnes pratiques, poser des limites et accompagner l'apprentissage de l'outil numérique et de sa maîtrise car "une pratique pathologique appauvrit la vie alors qu'une pratique passionnelle l'enrichit". Les parents doivent surtout poser des limites quant au "temps d'écran" et l'école doit jouer un rôle éducatif dans l'apprentissage du droit à l'image et au droit à l'intimité : ne pas publier n'importe quoi n'importe comment sur Internet, ce qui s'apprend dès le plus jeune âge. Il s’agit de mettre en œuvre une véritable éducation au monde de l’image.

En conclusion de ce rapport, l'Académie des sciences encourage une utilisation encadrée des écrans, qui font partie de notre société en mutation et peuvent être des outils éducatifs formidables. "Livré seul aux écrans, il (l'enfant) dérivera dans la solitude, tandis qu'accompagné il en fera des usages nouveaux que la génération de ses parents n'imagine pas. Prudence lucide et émerveillement attentif sont, en fin de compte, les meilleurs services que nous puissions rendre à cet enfant du siècle nouveau".

Cet avis est publié aux éditions Le Pommier à partir du  29 janvier et consultable en ligne :

http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis0113.pdf

 

Le Monde a publié le 17 février 2013 un article de Michel Desmurget, directeur de recherche en neurosciences à l'Inserm ; Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale et Bruno Harlé, pédopsychiatre réagissant à l'avis de l'académie des sciences intitulé « L'enfant et l'écran ».  Ils s'interrogent sur le soin apporté à la rédaction de ce travail au regard des données d'ensemble existant sur ce sujet et faites par des spécialistes du domaine :

 

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