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Développement durable

Recyclage : ne jetons plus l’or à la poubelle !

Un consommateur français produit en moyenne entre 14 et 16 kg de Déchet Electriques et Equipements Electroniques (DEEE) par an. Aujourd'hui, seulement 4 kg par habitant et par an sont collectés et recyclés.
Pourtant, les intérêts du recyclage de ces produits sont de taille. Tout d'abord, il permet de limiter la pollution des terres et des nappes phréatiques due à la présence de métaux toxiques dans ces déchets. A titre d'exemple, un ordinateur portable est constitué de nombreux composants dont la plupart contiennent des métaux comme le plomb, le mercure, le cadmium ou le béryllium, ou bien des retardateurs de flamme bromés. Ensuite, la forte hausse des prix liée à la raréfaction de certains métaux rend l'effort de récupération de ces métaux rentable. Pour illustrer ce propos, on peut noter que, pour obtenir un gramme d'or, il faut transporter, moudre, filtrer, tamiser et traiter près de deux tonnes de pierres issues des profondeurs de mines africaines ou colombiennes, alors que le recyclage des circuits imprimés et des connecteurs de cinq ordinateurs usagés permet d'obtenir une même quantité du précieux métal. On réussit également à récupérer par la même occasion un peu d'argent, de palladium, de cuivre et d'étain. Certains projettent de rouvrir certaines décharges pour exploiter ces richesses jusqu'alors délaissées.

Depuis 2003, la directive « Déchets Electriques et Equipements Electroniques » (DEEE) impose aux producteurs d'appareils électroniques de prendre en charge les coûts de ramassage et de traitement des déchets d'équipement électriques et électroniques. Le financement du recyclage est payé à l'achat d'un appareil neuf, par « l'éco-participation ». Celle-ci varie entre 0,01 et 13 euros en fonction du coût de collecte et de recyclage du produit.

Si les familles n'ont pas toutes pris le réflexe du recyclage, c'est peut-être aussi à cause de la difficulté à trouver un endroit pour déposer les objets électriques obsolètes. Jusqu'ici, ces derniers pouvaient être échangés en magasin contre l'achat d'un appareil neuf ou simplement déposés en décharge. Pour faciliter davantage la collecte, Eco-système lance avec ses collaborateurs un espace de collecte en grande surface intitulé « Ici, je recycle ». Cette collecte offre la garantie d'un retraitement conforme à la législation européenne et évite l'exportation de ces déchets dans certains pays émergents comme le Ghana ou la Chine.

Puisque nous avons payé pour, que cela constitue une alternative valable à la raréfaction de certaines matières premières, et que celà évite la pollution : ne jetons plus notre or à la poubelle : recyclons-le !

Photovoltaïque, un engouement qui coûte cher !

Les pouvoirs publics viennent d'entériner une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité afin de soutenir le financement de l'énergie solaire et décide de diviser par deux les réductions d'impôts sur le photovoltaïque. L'Espagne et l'Allemagne projettent également de réduire les subventions pour ce type d'investissement. Le photovoltaïque serait-il moins intéressant que ce que ses promoteurs nous ont pu dire ?

Favorisés par des subventions très généreuses d'une part (crédit d'impôts, baisse de la TVA sur la main d'œuvre d'installation, rachat garantit à prix très avantageux) et la baisse des coûts de production d'autre part, les investissements dans le photovoltaïque ont connu un essor considérable ces deux dernières années. La France a ainsi déjà atteint les objectifs prévus pour 2020 par le Grenelle de l'environnement ! Mais le surcoût estimé pour le budget de l'Etat est de 3Md€ par an. Apparemment, l'Etat s'est montré très incitatif, surtout quand l'on sait que le photovoltaïque ne représente que 4% de l'ensemble des énergies renouvelables mais consomme 50% des crédits publics destinés à ces mêmes énergies.

Notons, en outre, que, au-delà du discours officiel, le photovoltaïque n'est pas si « vert » que cela. En effet, la plupart des panneaux photovoltaïques sont à base de silicium et l'extraction et la transformation de cet élément demande de grandes quantités d'énergie et l'utilisation de procédés chimiques très polluants. De plus, la quasi-totalité de ce travail est fait en Chine dans des conditions de travail qui ne sont pas celles des salariés français et sans réels contrôles environnementaux. Enfin, l'énergie utilisée pour ces processus provient souvent de l'exploitation du charbon de basse qualité. On se trouve ainsi loin de l'objectif de diminuer les rejets de CO2.

N'y aurait-t-il donc rien à espérer du coté photovoltaïque ? Pas si sûr ! La recherche actuelle est sur la voie de solutions moins coûteuses et plus productives, notamment en évitant le recours au silicium. En attendant, ne nous précipitons pas pour profiter des derniers mois de fiscalité favorable : le solaire thermique et les travaux d'isolation restent des mesures bien plus efficaces et moins coûteuses pour tous.

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L'INC lance un site d'information sur le commerce équitable

L'institut National de la Consomation lance un site qui a pour vocation de devenir le site de référence du commerce équitable : www.jeconsommeequitable.fr . Il relaye et valorise les travaux de la Commission Nationale du Commerce Equitable (CNCE). Il propose des outils de décision et de choix pour les consommateurs. Il fait la pédagogie du commerce équitable, rend compte des initiatives visant à le promouvoir, crée des espaces de dialogue et d'échange et enfin, permet aux membres de la CNCE d'échanger via un Intranet.

Pensé comme un site d'information presse, www.jeconsommeequitable.fr héberge des contenus d'actualité, et des contenus pédagogiques, des analyses, de nombreuses vidéos dont les émissions CONSOMAG (dont certaines sont réalisées avec la participation des AFC) , mais aussi des chroniques radios, des témoignages de consommateurs et la présentation d'une sélection d'ouvrages spécialisés.


« Un commerce international juste et équilibré dans le domaine agricole peut être profitable à tous, aussi bien du côté de l'offre que de celui de la demande. C'est pourquoi, il est nécessaire, non seulement, d'orienter ces productions sur le plan commercial, mais aussi d'établir des règles commerciales internationales qui les soutiennent, tout en renforçant le financement des aides au développement pour rendre ces économies plus productives » (Caritas in Veritate, 58).

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Lettre du CECEF au président de la République en vue du sommet de Copenhague

En vue du sommet de Copenhague, les trois co-présidents du Conseil d'Églises chrétiennes en France (CECEF) ont adressé le 30 novembre 2009 une lettre au Président de la République française. Il s'agit du cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, du pasteur Claude Baty, Président de la Fédération Protestante de France et de Monseigneur Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France. Ce document a été rendu public le 3 décembre. Dans cette lettre, les auteurs présentent à Nicolas Sarkozy "l'occasion [...] d'ouvrir un chemin nouveau pour une humanité en danger."
Ils rappellent l'engagement déjà mené par les responsables français dans ce domaine, mais affirment que "l'heure n'est plus aux sentiment généreux, mais aux décisions concrètes. [...] Il faut dès maintenant décider de la manière dont nous allons réduire notre consommation toujours croissante, tant sur le plan individuel que collectif." La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague du 7 au 12 décembre 2009.

La taxe carbone saura-t-elle faire durablement changer les comportements ?


Communiqué de presse

Fin juillet 2009, le rapport Rocard sur la contribution climat énergie (CCE), aussi appelée "taxe carbone", a été remis au Gouvernement. Ce rapport s'inscrit dans les engagements du Grenelle de l'environnement, auquel la CNAFC avait activement participé, et se propose d'inciter à un changement de comportement en matière de consommation d'énergies fossiles : gaz, pétrole et charbon.

Hier, le président Nicolas Sarkozy a confirmé la mise en place de cette mesure pour 2010.

Parce que la CNAFC est d'accord sur la nécessité de donner une forte priorité à la protection de l'environnement, elle s'interroge sur l'efficacité d'une telle mesure. Sera-t-elle réellement incitative ? Ne pèsera-t-elle pas davantage sur les familles déjà pénalisées par les impôts et taxes ? Les familles auront-elles en contrepartie de véritables possibilités de réduire leur production de carbone et donc le poids de cette nouvelle taxe ?

Pour pallier ces difficultés, l'annonce d'hier fait état de compensations qui devraient prendre en compte la taille des familles. La CNAFC exprime d'ores et déjà sa satisfaction que l'on reconnaisse que la consommation "par tête" diminue avec la taille de la famille. Elle sera particulièrement vigilante quant aux modalités de ces compensations.

En tout état de cause, la CNAFC rappelle que, concernant le développement durable et comme dans bon nombre de domaines, c'est aussi par l'éducation que les comportements doivent durablement changer

Actualités des familles La Croix