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Développement durable

L’eau, ce bien nécessaire

L'eau est un bien précieux ; elle est un sujet de convoitise et le sera de plus en plus. Si 1,4 milliard de km3 d'eau recouvre la terre, seul 0,6% est douce. Les besoins augmentent deux fois plus vite que la population mondiale. Chaque famille française consomme en moyenne 410 litres d'eau par jour et le prix varie de 1 à 10 selon les communes.

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Affichage environnemental des produits de consommation : L’expérimentation des 168 entreprises volontaires débute le 1er juillet 2011

Communiqué de presse commun

Engagement important du Grenelle de l'Environnement pour favoriser le développement d'une consommation plus responsable, le Ministère du Développement durable a décidé de lancer au 1er juillet 2011 une expérimentation visant à afficher sur des produits de consommation courante des informations sur les caractéristiques environnementales des produits.

168 entreprises ont accepté de porter cette expérimentation. Plus de 1 000 produits sont concernés.

Attente naissante des consommateurs, l'affichage des caractéristiques environnementales des produits leur apportera une information sur les impacts environnementaux de ces derniers et ainsi le pouvoir d'arbitrer des choix d'achat en fonction de critères de prix, de qualité et de pression sur l'environnement.

Les organisations nationales de consommateurs agréées suivantes : ADEIC, AFOC, CNAFC, Familles de France et Familles rurales manifestent tout leur intérêt à l'égard des objectifs et principes de cet affichage et tiennent à souligner le travail de fond, très sérieux et important, qui a été mené - et continue à l'être - au sein de la plate-forme de travail ADEME-AFNOR.

Elles expriment également leur intérêt pour l'expérimentation qui va être menée pendant un an. Encore faudra-t-il que les porteurs de projet et les Pouvoirs publics intègrent certaines attentes des consommateurs :

 

  • pour les premiers : qu'ils fournissent aux consommateurs une information lisible, visible et fiable sur les impacts environnementaux au plus près des produits sur les lieux de vente et que les produits concernés soient accessibles en termes de prix, sans augmentation pour la circonstance ;
  • pour les seconds : qu'ils procèdent à une évaluation complète de l'expérimentation, en y associant les organisations de consommateurs, tout au long du processus afin de pointer les facteurs de succès et les points de difficultés en vue de pouvoir tirer un bilan utile à terme. En outre, les organisations de consommateurs agréées attendent des pouvoirs publics qu'ils testent un dispositif de contrôle de l'affichage environnemental.


Les organisations de consommateurs rappellent aux consommateurs qu'il s'agit d'une expérimentation menée par des entreprises volontaires qui sera identifiée sur les produits concernés par une mention ad hoc (« je participe à l'expérimentation nationale sur l'affichage environnementale des produits »). Ce faisant, l'information environnementale ne portera pas sur tous les produits mis sur le marché ni dans tous les lieux de vente.

Les organisations de consommateurs communiqueront régulièrement sur cette expérimentation. Au cours de celle-ci, elles lanceront une enquête auprès des consommateurs pour recueillir leurs observations et avis quant à la compréhension et à la visibilité de l'expérimentation menée sur l'affichage environnemental des produits de grande consommation.



ADEIC, AFOC, CNAFC, Familles de France, Familles rurales

Les familles nombreuses ont un bon bilan carbone

Parmi les efforts pour la préservation d'une planète « vivable » pour nos enfants, le réchauffement climatique lié à l'effet de serre et donc à la quantité de CO2 émis dans l'atmosphère tient une place importante. Une étude, publiée récemment par l'Ipsos, analyse les émissions de CO2 des familles françaises. En voici quelques grandes lignes.

Les principales sources d'émission
Chaque Français émet en moyenne 7 388 kg de CO2 par an. Le poste transport constitue à lui seul plus de la moitié des émissions des foyers (54%, soit 3 972 Kg Co2 par individu) suivit du logement (30%) et de l'alimentation (16%). L'usage des véhicules personnels, suivit des transports aériens est à l'origine de la très grande majorité des émissions de C02 au sein du poste transports (79%).

L'impact du facteur familial
L'étude enquête également sur l'impact de la famille sur les émissions de CO2 rapportée à l'individu. Les résultats sont très probants : les individus d'un foyer de 5 personnes émettent chacun trois fois moins de CO2 qu'un individu vivant seul ! Les AFC n'en étaient que plus légitimes dans leur action pour l'adaptation du malus écologique sur les voitures familiales.
Les autres facteurs
Le niveau de revenu joue par contre en défaveur du bilan carbone personnel notamment à cause des transports en avion. Au final, les cadres supérieurs émettent plus de 20% de CO2 supplémentaire par an par rapport aux classes moyennes.
Les retraités ont eu aussi un niveau élevé d'émission à cause de la taille de leur logement et de leur solitude relative.


Cette enquête confirme la pertinence des propositions visant à familialiser les dispositifs de taxation de la pollution.


Etude Ipsos : http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/observatoire-bilan-carbone-menages

Document de l'ADEME (Agence de l'Environnement de la Maîtrise de l'Energie) sur le changement climatique : http://ecocitoyens.ademe.fr/sites/default/files/guide_ademe_changement_climatique.pdf

Recyclage : ne jetons plus l’or à la poubelle !

Un consommateur français produit en moyenne entre 14 et 16 kg de Déchet Electriques et Equipements Electroniques (DEEE) par an. Aujourd'hui, seulement 4 kg par habitant et par an sont collectés et recyclés.
Pourtant, les intérêts du recyclage de ces produits sont de taille. Tout d'abord, il permet de limiter la pollution des terres et des nappes phréatiques due à la présence de métaux toxiques dans ces déchets. A titre d'exemple, un ordinateur portable est constitué de nombreux composants dont la plupart contiennent des métaux comme le plomb, le mercure, le cadmium ou le béryllium, ou bien des retardateurs de flamme bromés. Ensuite, la forte hausse des prix liée à la raréfaction de certains métaux rend l'effort de récupération de ces métaux rentable. Pour illustrer ce propos, on peut noter que, pour obtenir un gramme d'or, il faut transporter, moudre, filtrer, tamiser et traiter près de deux tonnes de pierres issues des profondeurs de mines africaines ou colombiennes, alors que le recyclage des circuits imprimés et des connecteurs de cinq ordinateurs usagés permet d'obtenir une même quantité du précieux métal. On réussit également à récupérer par la même occasion un peu d'argent, de palladium, de cuivre et d'étain. Certains projettent de rouvrir certaines décharges pour exploiter ces richesses jusqu'alors délaissées.

Depuis 2003, la directive « Déchets Electriques et Equipements Electroniques » (DEEE) impose aux producteurs d'appareils électroniques de prendre en charge les coûts de ramassage et de traitement des déchets d'équipement électriques et électroniques. Le financement du recyclage est payé à l'achat d'un appareil neuf, par « l'éco-participation ». Celle-ci varie entre 0,01 et 13 euros en fonction du coût de collecte et de recyclage du produit.

Si les familles n'ont pas toutes pris le réflexe du recyclage, c'est peut-être aussi à cause de la difficulté à trouver un endroit pour déposer les objets électriques obsolètes. Jusqu'ici, ces derniers pouvaient être échangés en magasin contre l'achat d'un appareil neuf ou simplement déposés en décharge. Pour faciliter davantage la collecte, Eco-système lance avec ses collaborateurs un espace de collecte en grande surface intitulé « Ici, je recycle ». Cette collecte offre la garantie d'un retraitement conforme à la législation européenne et évite l'exportation de ces déchets dans certains pays émergents comme le Ghana ou la Chine.

Puisque nous avons payé pour, que cela constitue une alternative valable à la raréfaction de certaines matières premières, et que celà évite la pollution : ne jetons plus notre or à la poubelle : recyclons-le !

Photovoltaïque, un engouement qui coûte cher !

Les pouvoirs publics viennent d'entériner une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité afin de soutenir le financement de l'énergie solaire et décide de diviser par deux les réductions d'impôts sur le photovoltaïque. L'Espagne et l'Allemagne projettent également de réduire les subventions pour ce type d'investissement. Le photovoltaïque serait-il moins intéressant que ce que ses promoteurs nous ont pu dire ?

Favorisés par des subventions très généreuses d'une part (crédit d'impôts, baisse de la TVA sur la main d'œuvre d'installation, rachat garantit à prix très avantageux) et la baisse des coûts de production d'autre part, les investissements dans le photovoltaïque ont connu un essor considérable ces deux dernières années. La France a ainsi déjà atteint les objectifs prévus pour 2020 par le Grenelle de l'environnement ! Mais le surcoût estimé pour le budget de l'Etat est de 3Md€ par an. Apparemment, l'Etat s'est montré très incitatif, surtout quand l'on sait que le photovoltaïque ne représente que 4% de l'ensemble des énergies renouvelables mais consomme 50% des crédits publics destinés à ces mêmes énergies.

Notons, en outre, que, au-delà du discours officiel, le photovoltaïque n'est pas si « vert » que cela. En effet, la plupart des panneaux photovoltaïques sont à base de silicium et l'extraction et la transformation de cet élément demande de grandes quantités d'énergie et l'utilisation de procédés chimiques très polluants. De plus, la quasi-totalité de ce travail est fait en Chine dans des conditions de travail qui ne sont pas celles des salariés français et sans réels contrôles environnementaux. Enfin, l'énergie utilisée pour ces processus provient souvent de l'exploitation du charbon de basse qualité. On se trouve ainsi loin de l'objectif de diminuer les rejets de CO2.

N'y aurait-t-il donc rien à espérer du coté photovoltaïque ? Pas si sûr ! La recherche actuelle est sur la voie de solutions moins coûteuses et plus productives, notamment en évitant le recours au silicium. En attendant, ne nous précipitons pas pour profiter des derniers mois de fiscalité favorable : le solaire thermique et les travaux d'isolation restent des mesures bien plus efficaces et moins coûteuses pour tous.

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