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Développement durable

Consommer éthique : utopique ?

Solidarité, éthique, commerce équitable… des mots de plus en plus répandus et à la mode. Comme en chaque fin d’année, la consommation est à son comble, et les budgets – parfois serrés – privilégient  davantage le plus offrant que le plus « éthique », avouons-le.  « Trucs et astuces » pour optimiser sa consommation se multiplient. Et si on commençait par bien consommer ? Ou comment être des consommateurs « dans le vent »…

La promotion de conditions favorables à une consommation éclairée et responsable n’est que trop méconnue ; pourtant, elle n'est pas dénuée de sens.

Chaque fois que nous achetons quelque chose, nous « votons » en quelque sorte « pour » le producteur, favorisons sa prospérité, son développement ainsi que certains intermédiaires et des vendeurs. En ce sens, l'acte d'achat, pour répondre à une nécessité, à un besoin, a également une portée qui le dépasse. Ce « vote » est même pour tout citoyen l'occasion d'exercer sa responsabilité éthique, économique et sociale. Utiliser son pouvoir d'achat, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Respecter des exigences morales de justice, de solidarité et de responsabilité sociale ne sont pas superflues… Il ne faut pas oublier le « devoir de la charité », entendez « solidarité ». Cette responsabilité invite et encourage les consommateurs à la possibilité d'orienter, grâce à une plus grande circulation des informations, le comportement des producteurs. Comment ? Déjà, en décidant – individuellement ou collectivement – de préférer les produits de certaines entreprises à d'autres. Oui… mais sur quels critères ? Et bien tout d’abord en tenant compte des prix et de la qualité des produits, mais aussi de l'existence de conditions de travail correctes dans les entreprises, ainsi que du degré de protection assuré au milieu naturel environnant.

Une préoccupation de plus au quotidien ? Certainement, mais en même temps, ne serait-ce pas l'occasion de renouveler notre regard sur la consommation pour en faire un instrument de solidarité, de justice et de paix ?

A l’approche de la nouvelle année, prenons donc les bonnes résolutions pour être les entrepreneurs d'une civilisation basée sur la justice et la vérité. Pour ce faire, achetons juste, votons bien !

Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, 16 octobre 2013

gaspillageLa journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire a été fixée au 16 octobre. Elle fait partie des onze engagements issus du Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire, pris par l’État en juin 2013.

En France, plus de sept millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés tout au long de la chaîne alimentaire. Chaque Français jette l'équivalent de 20 kg de nourriture par an, dont 7 kilos encore parfaitement emballés : un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer.

Avec le slogan « Manger c’est bien, jeter ça craint ! » la journée du 16 octobre est l’occasion de réunir et de mobiliser tous les acteurs et de faire connaître les initiatives pour lutter ensemble afin d’atteindre l’objectif du Pacte : réduire de moitié le gaspillage d’ici à 2025.

Les AFC rappellent à cette occasion que les familles ont un rôle clé à jouer en matière de réduction du gaspillage alimentaire : elles sont, sur ce plan aussi, des actrices essentielles du développement durable.Pour mettre ce rôle en lumière, les AFC vont lancer auprès de leurs adhérents une enquête en ligne pour connaître les changements de comportement des familles et leurs nouveaux gestes de consommateurs éclairés pour réduire le gaspillage alimentaire.

Conférence environnementale 2013 : enjeux pour les familles

Dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement le Gouvernement actuel a décidé que tous les ans il y aurait une Conférence environnementale. Il s’agit de réunir autour du Gouvernement les différentes parties prenantes du pays : collectivités territoriales, organisations syndicales, employeurs, ONG de défense de l’environnement et des membres associés dont des associations de consommateurs, les agriculteurs…  et « une association représentant le mouvement familial » pour débattre sur  différents thèmes environnementaux. Il est intéressant  de noter la participation du mouvement familial à ces travaux car il n’avait pas été associé au Grenelle de l’Environnement. En 2012, l’UNAF a ainsi participé aux différentes tables rondes. Chaque table ronde doit être conclue par une feuille de route, sur laquelle s’engage le Gouvernement.
 

La première  Conférence  environnementale s’est donc tenue en septembre 2012 : une introduction du Président de la République, cinq tables rondes présidées par un ministre et une conclusion par le Premier Ministre. Les tables rondes ont traité cinq thèmes : la transition énergétique, la biodiversité, santé et environnement, la fiscalité écologique et la gouvernance (de l’environnement). La feuille de route a lancé plusieurs chantiers importants pour le pays et pour les familles. Quelques-uns particulièrement emblématiques peuvent être retenus :

-           un débat de plus de six mois sur la transition énergétique, national et régional qui doit se conclure en juillet et permettre la préparation d’une loi de programmation sur la transition énergétique qui touchera à la fois la consommation ( isolation de l’habitat, mode de consommation, transport…) et la production (part du nucléaire, des énergies fossiles, des énergies renouvelables…)

-          une loi sur l’urbanisme qui, pour la biodiversité, vise à densifier les zones habitées et réduire l’artificialisation des sols et une loi cadre sur la biodiversité en préparation qui mettra en place une Agence de la Biodiversité, des outils de préservation comme la Trame Verte et Bleue ou le « partage des avantages » qui permettra par exemple de rémunérer ceux qui possèdent des savoirs ancestraux sur les vertus des plantes, utiles à l’industrie pharmaceutique. Cette loi a également fait l’objet de débats régionaux.

-          sur le thème santé et environnement, la presse s’est fait l’écho de l’interdiction du bisphénol A  très utilisé dans la fabrication des matières plastiques mais qui est un perturbateur endocrinien.

-          quant à la fiscalité, les spécialistes travaillent pour la prochaine loi de finances, l’objectif étant que la fiscalité favorise les comportements vertueux pour l’environnement.


Le programme de travail est donc vaste, loin d’être achevé et déjà se profile la conférence environnementale 2013. Les sujets sont maintenant connus :

-          économie circulaire
-          emplois de la Transition Ecologique
-          politique de l’eau
-          biodiversité marine, mer et océans
-          éducation à l’environnement et au développement

Les familles seront encore très concernées par tous ces sujets, nos représentants auront une lourde tâche pour faire valoir le point de vue des familles qui ont grand intérêt à la sauve garde de notre planète pour les générations futures, mais qui doivent veiller à la juste répartitions des efforts, à la faisabilité et à l’efficacité des actions proposées et éviter que l’environnement, détourné de sa finalité, soit utilisé de façon contradictoire avec le rôle primordial des familles comme cellules vitales de la société en général et en matière de développement durable en particulier.

Bon soleil.

Cnafc Consommateurs

Onze mesures pour dire stop au gaspillage alimentaire

changer ses habitudes de consommationLe ministre délégué à l'agroalimentaire vient de dévoiler les 11 mesures du plan national visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025. Une démarche associant les grandes surfaces, les ONG de solidarité, le consommateur.
 Selon l'Ademe, le gaspillage alimentaire domestique en France représente 20 kg par an et par habitant, dont 7 kg d'aliments encore sous emballage, soit au total 1,2 million de tonnes de nourriture. Un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer.
Une prise de conscience des familles peut renverser cette tendance.


11 mesures pour mieux consommer

  • Un signe de ralliement manifestant la mobilisation de chacun pour lutter contre le gaspillage.
  • Une journée nationale de lutte contre le gaspillage, d'un prix " anti-gaspi ", des pratiques vertueuses et d'une labellisation de ces pratiques.
  • Des formations dans les lycées agricoles et les écoles hôtelières.
  • Des clauses relatives à la lutte contre le gaspillage dans les marchés publics de la restauration collective.
  • Une meilleure connaissance du cadre législatif et réglementaire sur la propriété et la responsabilité lors d'un don alimentaire.
  • La lutte contre le gaspillage alimentaire dans les plans relatifs à la prévention des déchets.
  • La mesure de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans la Responsabilité Sociale des Entreprises.
  • Le remplacement systématique de la mention DLUO par " À consommer de préférence avant... ".
  • Une campagne de communication sur la lutte contre le gaspillage.
  • Une nouvelle version du site dédié, www.gaspillagealimentaire.fr.
  • Une expérimentation, sur un an, du don alimentaire par les citoyens via une plate-forme numérique, Equosphère

Source : http://www.gouvernement.fr/gouvernement/onze-mesures-pour-dire-stop-au-gaspillage-alimentaire

50 logos ADEM

Comprendre les logos environnementaux sur les produits avec l’Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEM), édition : avril 2013

Les Français sont nombreux à vouloir consommer responsable. Tous les produits et services que nous achetons ont des impacts sur l’environnement : les matières premières extraites, l’énergie consommée pour les fabriquer, les transporter jusqu’au magasin puis jusqu’à la maison. Ils seront enfin utilisés par le consommateur puis recyclés... ou pas !

Il n’est pas facile de se repérer dans la multitude des logos utilisés pour valoriser les éco-produits. Or les familles sont actrices du développement durable.

L'ADEME aide les familles à faire le tri entre simple argument commercial et véritable démarche environnementale du fabricant en publiant une brochure pour mieux comprendre les logos environnementaux et les guider dans leurs achats responsables.

50 logos sont passés à la loupe dans un guide téléchargeable en ligne

Actualités des familles La Croix