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Développement durable

Recettes et astuces anti-gaspi (1/5)

Ces recettes et astuces sont celles proposées par les participants à l'enquête AFC « Les familles et le gaspillage alimentaire » réalisée sur le site de stockvault-pates et saucela CNAFC du 2 décembre 2013 au mars 2014. Nous en publierons quelques unes chaque semaine pendant deux mois.

LE TIFOUTOU ("ti fous tout" ce que tu trouves dans ton frigo), plat japonais

Reste de légumes cuits ou crus, la chair qui reste sur la carcasse d’un poulet que l’on ajoute dans la poêle où l’on a fait revenir un oignon émincé, un peu de gingembre râpé et quelques épices au choix (coriandre, 4 épices, curcuma…) A la fin, ajouter un peu de sauce soja

LA MATCHATCHA, spécialité familiale transmise de génération en génération de familles nombreuses

Tous les restes sont mélangés dans un même plat et accommodés soit de sauce tomate, soit de bacon, soit de fromage râpé

C’est parfois surprenant mais toujours goûteux !

3 astuces

• Acheter en petites quantités, ne pas acheter plus qu'il ne faut
• Faire une liste de courses à partir des menus établis pour la semaine
• Faire ses courses après les repas, sans enfant...

Les familles et le gaspillage alimentaire, une enquête des AFC

Enquête réalisée du 2 décembre 2013 au 18 mars 2014

En France, plus de sept millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés tout au long de la chaîne alimentaire. Chaque Français jette l'équivalent de 20 kg de nourriture par an, dont 7 kilos encore parfaitement emballés : un gâchis qui représente une somme moyenne de 400 euros par an et par foyer.

Les familles jouent et ont un rôle clé à jouer en matière de réduction du gaspillage alimentaire : elles sont, sur ce plan aussi, des actrices essentielles du développement durable. Pour mettre ce rôle en lumière, les AFC ont lancé une enquête en ligne pour connaître les changements de comportement des familles, et en particulier des familles nombreuses, et leurs nouveaux gestes de consommateurs éclairés pour réduire le gaspillage alimentaire.

Cette enquête a été réalisée sur le site de la CNAFC du 2 décembre 2013 au mars 2014. Au total, 473 réponses ont été obtenues dont il est possible de tirer un certain nombre d'informations.

Les familles qui ont participé à cette enquête sont des consommateurs éclairés, ardents promoteurs de l'anti-gaspillage. Elles connaissent les bons gestes qu'elles ont adoptés au quotidien pour éviter le gaspillage et la surconsommation :

  • 81 % utilisent une liste de course
  • 97 % achètent des produits de saison
  • 79 % privilègient les fournisseurs de proximité
  • 73 % ne jetent pas des produits entamés, 78 % des produits cuisinés
  • 96 % cuisinent les restes (contre 87% pour la moyenne française)
  • 94 % pratiquent le tri sélectif pour les emballages, 96% pour le verre et 92% pour le papier

Et elles sont 46 % à pratiquer le compostage, quelques-unes ont des poules qui recyclent les déchets alimentaires.

Merci à toutes les familles qui nous ont partagé leurs idées pour cuisiner les restes ainsi que leurs trucs et astuces antigaspi que nous allons publier sur le site des AFC durant les semaines à venir.

Consommer éthique : utopique ?

Solidarité, éthique, commerce équitable… des mots de plus en plus répandus et à la mode. Comme en chaque fin d’année, la consommation est à son comble, et les budgets – parfois serrés – privilégient  davantage le plus offrant que le plus « éthique », avouons-le.  « Trucs et astuces » pour optimiser sa consommation se multiplient. Et si on commençait par bien consommer ? Ou comment être des consommateurs « dans le vent »…

La promotion de conditions favorables à une consommation éclairée et responsable n’est que trop méconnue ; pourtant, elle n'est pas dénuée de sens.

Chaque fois que nous achetons quelque chose, nous « votons » en quelque sorte « pour » le producteur, favorisons sa prospérité, son développement ainsi que certains intermédiaires et des vendeurs. En ce sens, l'acte d'achat, pour répondre à une nécessité, à un besoin, a également une portée qui le dépasse. Ce « vote » est même pour tout citoyen l'occasion d'exercer sa responsabilité éthique, économique et sociale. Utiliser son pouvoir d'achat, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Respecter des exigences morales de justice, de solidarité et de responsabilité sociale ne sont pas superflues… Il ne faut pas oublier le « devoir de la charité », entendez « solidarité ». Cette responsabilité invite et encourage les consommateurs à la possibilité d'orienter, grâce à une plus grande circulation des informations, le comportement des producteurs. Comment ? Déjà, en décidant – individuellement ou collectivement – de préférer les produits de certaines entreprises à d'autres. Oui… mais sur quels critères ? Et bien tout d’abord en tenant compte des prix et de la qualité des produits, mais aussi de l'existence de conditions de travail correctes dans les entreprises, ainsi que du degré de protection assuré au milieu naturel environnant.

Une préoccupation de plus au quotidien ? Certainement, mais en même temps, ne serait-ce pas l'occasion de renouveler notre regard sur la consommation pour en faire un instrument de solidarité, de justice et de paix ?

A l’approche de la nouvelle année, prenons donc les bonnes résolutions pour être les entrepreneurs d'une civilisation basée sur la justice et la vérité. Pour ce faire, achetons juste, votons bien !

Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, 16 octobre 2013

gaspillageLa journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire a été fixée au 16 octobre. Elle fait partie des onze engagements issus du Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire, pris par l’État en juin 2013.

En France, plus de sept millions de tonnes de déchets alimentaires sont jetés tout au long de la chaîne alimentaire. Chaque Français jette l'équivalent de 20 kg de nourriture par an, dont 7 kilos encore parfaitement emballés : un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer.

Avec le slogan « Manger c’est bien, jeter ça craint ! » la journée du 16 octobre est l’occasion de réunir et de mobiliser tous les acteurs et de faire connaître les initiatives pour lutter ensemble afin d’atteindre l’objectif du Pacte : réduire de moitié le gaspillage d’ici à 2025.

Les AFC rappellent à cette occasion que les familles ont un rôle clé à jouer en matière de réduction du gaspillage alimentaire : elles sont, sur ce plan aussi, des actrices essentielles du développement durable.Pour mettre ce rôle en lumière, les AFC vont lancer auprès de leurs adhérents une enquête en ligne pour connaître les changements de comportement des familles et leurs nouveaux gestes de consommateurs éclairés pour réduire le gaspillage alimentaire.

Conférence environnementale 2013 : enjeux pour les familles

Dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement le Gouvernement actuel a décidé que tous les ans il y aurait une Conférence environnementale. Il s’agit de réunir autour du Gouvernement les différentes parties prenantes du pays : collectivités territoriales, organisations syndicales, employeurs, ONG de défense de l’environnement et des membres associés dont des associations de consommateurs, les agriculteurs…  et « une association représentant le mouvement familial » pour débattre sur  différents thèmes environnementaux. Il est intéressant  de noter la participation du mouvement familial à ces travaux car il n’avait pas été associé au Grenelle de l’Environnement. En 2012, l’UNAF a ainsi participé aux différentes tables rondes. Chaque table ronde doit être conclue par une feuille de route, sur laquelle s’engage le Gouvernement.
 

La première  Conférence  environnementale s’est donc tenue en septembre 2012 : une introduction du Président de la République, cinq tables rondes présidées par un ministre et une conclusion par le Premier Ministre. Les tables rondes ont traité cinq thèmes : la transition énergétique, la biodiversité, santé et environnement, la fiscalité écologique et la gouvernance (de l’environnement). La feuille de route a lancé plusieurs chantiers importants pour le pays et pour les familles. Quelques-uns particulièrement emblématiques peuvent être retenus :

-           un débat de plus de six mois sur la transition énergétique, national et régional qui doit se conclure en juillet et permettre la préparation d’une loi de programmation sur la transition énergétique qui touchera à la fois la consommation ( isolation de l’habitat, mode de consommation, transport…) et la production (part du nucléaire, des énergies fossiles, des énergies renouvelables…)

-          une loi sur l’urbanisme qui, pour la biodiversité, vise à densifier les zones habitées et réduire l’artificialisation des sols et une loi cadre sur la biodiversité en préparation qui mettra en place une Agence de la Biodiversité, des outils de préservation comme la Trame Verte et Bleue ou le « partage des avantages » qui permettra par exemple de rémunérer ceux qui possèdent des savoirs ancestraux sur les vertus des plantes, utiles à l’industrie pharmaceutique. Cette loi a également fait l’objet de débats régionaux.

-          sur le thème santé et environnement, la presse s’est fait l’écho de l’interdiction du bisphénol A  très utilisé dans la fabrication des matières plastiques mais qui est un perturbateur endocrinien.

-          quant à la fiscalité, les spécialistes travaillent pour la prochaine loi de finances, l’objectif étant que la fiscalité favorise les comportements vertueux pour l’environnement.


Le programme de travail est donc vaste, loin d’être achevé et déjà se profile la conférence environnementale 2013. Les sujets sont maintenant connus :

-          économie circulaire
-          emplois de la Transition Ecologique
-          politique de l’eau
-          biodiversité marine, mer et océans
-          éducation à l’environnement et au développement

Les familles seront encore très concernées par tous ces sujets, nos représentants auront une lourde tâche pour faire valoir le point de vue des familles qui ont grand intérêt à la sauve garde de notre planète pour les générations futures, mais qui doivent veiller à la juste répartitions des efforts, à la faisabilité et à l’efficacité des actions proposées et éviter que l’environnement, détourné de sa finalité, soit utilisé de façon contradictoire avec le rôle primordial des familles comme cellules vitales de la société en général et en matière de développement durable en particulier.

Bon soleil.

Cnafc Consommateurs

Actualités des familles La Croix