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« One of Us » : une initiative européenne pour la vie

Il s’agit de l’une des premières Initiatives Citoyennes Européennes (ICE) à être enregistrée au sein de l’Union européenne. Lancée au printemps 2012, à l’instigation du député européen Carolo Casini, Président du Mouvement italien pour la Vie, elle est relayée au niveau européen par la FAFCE et, en France, par les AFC, l’Union pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune...

 L’objectif premier de One of us est de faire avancer, dans les législations qui s’inscrivent dans le champ de compétences de l’Union européenne, la protection de la vie humaine dès sa conception en obtenant de l’Union européenne qu’elle arrête de financer directement ou indirectement l’avortement et les pratiques scientifiques et technologiques impliquant la destruction d’embryons humains. Formellement, la proposition législative de l’initiative « Un de nous » demande aux institutions communautaires d’assurer « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis sa conception dans les domaines de compétence de l’Union européenne où cette protection s’avère d’une importance particulière. »

L’initiative demande à l’Europe de mettre fin au financement des activités qui impliquent la destruction d’embryons humains, en particulier dans le domaine de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique.

 L’initiative européenne est un nouvel instrument de démocratie participative. L’objectif est d’inviter la Commission européenne à présenter des propositions d’actes juridiques dans des domaines relevant de sa compétence. Pour aboutir, elle doit obtenir le soutien d’au moins un million de citoyens européens provenant d’au moins 7 des 27 États membres. Enfin, elle peut intervenir dans tous les domaines où la Commission européenne exerce un pouvoir législatif.

« Pour être soumise à la Commission, l’initiative citoyenne doit recueillir le soutien d’au moins  un million de signataires, provenant d’au moins un quart de l’ensemble des Etats membres d’ici au 1er novembre 2013. Tout ressortissant d’un Etat membre de l'UE ayant l'âge de voter peut soutenir l’Initiative en signant en ligne sur le site www.oneofus.eu/ ou sur un formulaire papier », précise et insiste Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour la loi et la justice (European Center for Law and Justice, ECLJ)

 

Tous les citoyens européens âgés de 18 ans et plus peuvent signer cette initiative. L’enregistrement des signatures se fait via le site web de la Commission Européenne, qui garantit le respect de la confidentialité des informations.

 Pour plus d’informations : www.oneofus.eu/fr/

one of us = « L'un d'entre nous »

La FAFCE – Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) fondée en 1997 est reconnue par le Conseil de l’Europe comme Organisation Non-Gouvernementale et dotée du statut participatif. Elle est à ce titre membre de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe. Elle œuvre auprès du Conseil de l’Europe et l’Union européenne pour y promouvoir les intérêts des familles qu’elle représente. Depuis 2009 le bureau du Secrétariat général est basé à Bruxelles, Belgique.

Pour ses membres, la FAFCE est un organe de communication et d’échanges d’expériences à l’échelle européenne sur tous les sujets relevant de la politique familiale et la pastorale familiale.

 Aujourd’hui, la FAFCE rassemble des associations provenant de 15 pays. Elle est actuellement présidée par la France et la CNAFC par l’intermédiaire d’Antoine Renard. Ce dernier commence son second mandat consécutif, pour la période 2013-2015. Les Vice-présidents viennent de Lituanie et d’Italie, le Trésorier de Roumanie.

 Les principes de la FAFCE : « Les familles, la richesse de l’Europe »

  1. La famille est le lieu central et le point de départ pour la formation de ressources humaines dans la société. Nous voyons dans la famille – fondée sur le mariage de l’homme et la femme – la meilleure base pour le fonctionnement du couple parental et pour l’épanouissement des enfants.
  2. La communauté familiale est la cellule de base de la société, où le don de la vie est accueilli et accompagné jusqu’à la mort. Nous affirmons avec fermeté la dignité de tout homme, particulièrement au début et à la fin de sa vie.
  3. En règle générale, la famille constitue l’espace social où les enfants construisent des relations fiables, prennent confiance et se développent pour devenir des personnes responsables. Aussi faut-il reconnaître les parents comme les premiers éducateurs de leurs enfants, les encourager et les accompagner dans leurs efforts éducatifs.
  4. Les enfants sont la ressource la plus importante pour l’avenir de chaque société. Une promotion plus étendue et directement utile pour les familles est du devoir et de la responsabilité de tous les acteurs politiques et sociaux.  
  5. Les investissements des parents pour éduquer leurs enfants et leur garantir toutes les chances de réussite sont considérables. Aussi ont-ils droit à une compensation des coûts supportés et à une reconnaissance adéquate de leurs efforts. Il incombe à tous les acteurs politiques et sociaux de garantir une combinaison équilibrée de moyens financiers, de temps et de services aux familles : un soutien aux besoins des familles et une meilleure promotion de la famille (modes de garde, petite enfance et personnes âgées…).
  6. Les parents ont le droit de décider eux-mêmes comment répartir leur temps entre activité professionnelle et vie familiale. Par ailleurs, le choix de renoncer à une activité professionnelle en faveur du travail au sein de la famille doit être compensé par des transferts financiers adéquats. En outre, il est indispensable de restructurer les conditions cadres du monde du travail de façon à ce qu’elles prennent mieux en compte les besoins des familles
  7. Parents et enfants forment une communauté de générations et de responsabilités réciproques. La solidarité entre les générations doit être renforcée par la responsabilité de l’ensemble de la société en proposant des systèmes adéquats de protection sociale.

Bien que la politique familiale relève de prime abord de la responsabilité des Etats membres, elle est influencée par des dispositions européennes. Il convient de vérifier et mesurer l’impact des conséquences des décisions prises à l’échelle européenne sur la vie des familles. Les Etats membres doivent assumer sur leur territoire la responsabilité d’une politique familiale adéquate.

Plus d’informations sur le site de la FAFCE : www.fafce.org

Un vote en faveur des libertés fondamentales: la FAFCE salue la nomination de Tonio Borg comme Commissaire à la Santé et la Protection des Consommateurs

Communiqué de presse de la FAFCE

Strasbourg, le 21 novembre 2012

La FAFCE se félicite du vote du Parlement européen en faveur de la nomination du Commissaire-désigné Tonio Borg pour le portefeuille Santé et Protection des Consommateurs. Dans un hémicycle plein, le vote s’est fait dans une ambiance vive aujourd’hui. 386 députés européens ont voté pour la nomination de M Borg.

La veille du vote, la FAFCE a adressé une lettre à tous les membres du Parlement européen, les appelant à respecter les libertés fondamentales. En effet, tout citoyen européen, y compris les Commissaires européens, doit être traité dans le respect des droits fondamentaux entérinés par les traités. Des droits fondamentaux tels que la liberté de conscience, de religion et d’opinion ont été remis en cause par la présentation des valeurs personnelles de M Borg, décrites par certains comme incompatibles avec les valeurs européennes. Les tentatives de diffamation à l’égard de M Borg ne respectent pas les libertés fondamentales inscrites dans l’article 20 de la Charte des Droits fondamentaux de l’UE.

Toutefois, jusqu’aux derniers moments précédant le vote, des voix se sont levées dans certains groupes politiques exprimant une inquiétude quant à une éventuelle influence des opinions personnelles de M Borg sur son travail en tant que commissaire. Ceci malgré les règles qui encadrent la mission de tout commissaire européen qui sont très claires sur la séparation entre la fonction publique et les décisions prises dans ce cadre d’un côté, et les opinions personnelles de l’autre. M Borg avait à plusieurs occasions exprimé sa ferme intention de respecter les traités et de s’engager à servir tous les citoyens européens. De plus, les sujets contentieux évoqués ne relèvent pas de la compétence communautaire mais sont de compétence exclusivement nationale.

Le Président de la FAFCE, Antoine Renard, a également souligné que « des citoyens de tous les Etats membres tournent leur regard vers chacun des élus du Parlement européen alors que vous vous apprêtez à voter sur la candidature de Tonio Borg au poste de Commissaire à la Santé et la Protection des Consommateurs. En raison de la crise beaucoup de familles à travers toute l’Europe doivent actuellement faire face à des difficultés dans les deux domaines lies au portefeuille SANCO. Elles comptent sur votre engagement en faveur de leurs intérêts. La nomination de M Borg est une question urgente pour tous ceux qui comptent sur la protection de leurs droits de consommateurs et d'usagers des services de santé »

Contact Maria Hildingsson: +32 4 70 20 39 18 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.